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 Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES   Lun 24 Oct - 10:19



KEPPNER,
JULES MARYSSA

    ÂGE : 26 ans
    NATIONALITÉ : Américaine
    PROFESSION : Hôtesse de l'air
    STATUT : Célibataire
    GROUPE : CSD Agents



« Et je n'ai même pas eu besoin de boire une seule goutte de rhum ! »
7 manies, habitudes, caractéristiques vous seront demandées dans cette seconde partie. Il faudra développer chaque point, afin que l'on puisse cerner le caractère du personnage. N'allez pas nous écrire une phrase par flèche, merci. ^^
→ Quand j'étais petite on disait de moi que j'étais naturelle. Moi, je me qualifie actuellement de jeune femme spontanée. Parfois les mots s'échappent d'entre mes lèvres sans même que je m'en rende compte. J'agis sans trop me poser de questions, et parfois cela relève même de l'impulsion. Je fais ce qui me passe la tête, ce qui me fait envie. Que ça plaise ou non d'ailleurs. Je joue de mon instinct, je me laisse guider par mes émotions ou mes impressions. Oui je suis ''naturelle''... Et je passe même pour une barge !
→ Je suis très têtue. Lorsque j'ai une idée en tête je n'en démords pas. Ou alors que très rarement. J'accepte difficilement lorsqu'on me contredit, surtout lorsqu'il est question de travail. Sur le reste, je suis plus ouverte au débat et à la discussion. Tout simplement à l'échange. Je ne suis pas non plus butée sur des idées fixes, avec des principes de grand-mère. J'ai des valeurs, certes... Mais je m'ouvre au monde tout en n'en faisant qu'à ma tête. Je tente d'imposer mon point de vue, et c'est sans doute ce point de ma personnalité qui complique mes relations avec Alec. Ça fait des étincelles lorsque nous ne tombons pas tout de suite d'accord.
→ Je lis énormément. Casey a d'ailleurs un peu de mal avec mes lectures. Ce sont essentiellement des thrillers, des romans assez tordus, psychologiques et sanglants. A croire que je pense m'endurcir en lisant tout ces trucs... Je ne pourrais pas expliquer ce choix, je sais seulement que les histoires mielleuses de pauvres filles qui rencontrent un looser qui s'avère être le prince charmant et l'homme de leur vie, ça me saoule. On sait tous comment ça se finit en regardant seulement la couverture du roman. J'aime me faire peur, j'aime le mystère. On se moque parfois de mes bouquins, mais franchement : je m'en fiche !
→ Je suis une accroc de musique. Dès que j'ai un peu de temps libre, on peut être presque sûr de me voir avec mon i-pod dans la main. Il est orange, et je l'ai appelé Bob. Il contient plus de 11 giga de musique. La provenance de cette mine d'or musicale ? Casey E. Keppner. Et je pense que je ne le remercierais jamais assez. Comme quoi, avoir un petit geek à la maison, ça a ses avantages. J'adore la musique, et j'aurais adoré savoir jouer de la guitare. Maman m'a payé des cours de piano, ça faisait plus classe ! Seulement, on n'avait pas de piano ! J'ai fait aussi 11 ans de danse. J'avais atteint un assez bon niveau, participant à toutes sortes de compétitions. Je me suis arrêtée à l'âge de 17 ans, et personne ne connaît mes talents à part mes proches.
→ Chocolat, bonbons, biscuits... Je grignote très souvent et tout y passe. J'ai un vrai faible pour les pâtisseries, particulièrement les choux à la crème chantilly. Je suis gourmande, et ce depuis mon plus jeune âge. Heureusement que je me dépense pour éliminer tout ça, sans quoi j'aurai fini par peser une tonne. J'aurais été la risée de tous. C'est dingue comme l'apparence compte de nos jours. J'ai horreur de ces préjugés, même si j'en suis parfois victime. Parfois à la source aussi. Après tout, je dis bien qu'Alec est un gosse capricieux et parfois complètement débile. Peut-être qu'il a un cerveau. Peut-être qu'il a conscience de sa connerie et qu'il est suicidaire... Avec des peut-être, je peux vous refaire un monde !
→ Je parle beaucoup. Surtout lorsque je suis stressée. J'ai un débit de parole assez impressionnant. A vrai dire, j'ai beaucoup de mal à gérer le stress. J'ai besoin que tout soit calculé. Je n'offre pas de place à l'imprévu. Je ne peux pas me le permettre sans me mettre réellement en danger. Du coup, lorsque je sens que ça ne va pas, je fais mon possible pour faire retomber la pression. Parler a été le moyen le plus efficace jusqu'à présent. J'ai besoin d'avoir confiance, en ma propre personne pour commencer. J'ai besoin d'avoir mes marques, de me sentir à l'aise.
→ Je suis taquine, du moment où je porte de l'attention et de l'intérêt à quelqu'un. J'aime embêter mon monde et je le fais très souvent avec Casey. Mon petit frère fait souvent les frais de mes élans enfantins et taquins. Je m'en amuse, je lance de gentilles vannes... Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il s'agit d'une attaque, que je suis sur la défensive, et que je suis prête à sortir les griffes. Je sais faire preuve de patience, la preuve étant que je travaille depuis 6 mois avec Alec. Seulement, il ne faut pas me chercher. Je peux être très douce, joueuse et agréable ; comme faire la gueule et te pourrir l'ambiance en 5 minutes.

PSEUDO ? Lillix
ÂGE ? 20 ans
AVATAR ? Mila Kunis
COMMENT ES-TU ARRIVÉ(E) ICI ? Le Saint-Esprit m'a déposé...
UN COMMENTAIRE ? Vénérez-moi... King Angel



Dernière édition par Jules M. Keppner le Lun 19 Mar - 7:29, édité 11 fois
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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES   Lun 24 Oct - 10:20

« Je n’ai pas peur de mourir, j’ai peur de ne pas avoir assez vécu. »





I came to win, to fight...

« Et vous faites quoi dans la vie ? - Jules parcourt le monde... - Ah oui ? - Oui, je suis hôtesse de l'air. - Ça doit être un métier très intéressant. - Il l'est. - Elle l'adore. » C'est moche de mentir. Tout comme c'est moche de présenter sa petite-amie à sa famille sans la prévenir, après 2 mois de relation. J'adorais Jared. C'était un amour, une vraie crème. Et puis, il était assez doué au lit. Il faisait attention à moi, se pliait en quatre à chaque fois qu'il me recevait chez lui, alors qu'en retour je lui offrais une pizza devant un match de catch à la télévision. Il m'avait traîné chez sa sœur. Sa mère m'ignorait, allant jusqu'à prendre des nouvelles de son ex devant moi. Je me demandais ce que je faisais ici. Et je mentais. Je passais mon temps à mentir. « Il faudra penser à une reconversion. - Et pourquoi ça maman ? - On n'élève pas des enfants le derrière coincé dans un avion mon chéri, voyons... » Surprise, j'en recrachais mon chou à la crème glacée et au chocolat, imitant pour l'occasion parfaitement bien le bébé. Sa sœur en fut recouverte, le visage tacheté de marron. Ouvrant de grands yeux, je me sentis soudainement mal à l'aise et fondit littéralement en excuses devant elle. « Je suis tellement désolée... C'est... - Ce... n'est... rien. » Elle s'essuya, dans une succession de mouvements saccadés. Je pouvais sentir le regard hautain de ma supposée belle-maman de la soirée. « Dans quelle université êtes-vous allée ? » -demanda-t-elle, comme pour changer de sujet. « NYU, madame. - Et vos parents ? Elle me demandait le parcours universitaire de mes parents là ? Elle était sérieuse ? Dans quelle branche sont-ils ? » Ah non, elle n'allait pas si loin. Il s'agissait d'un interrogatoire. J'avais l'impression de passer un examen. Pire encore : un entretien d'embauche. Allait-elle confier son bébé à quelqu'un comme moi ? Si elle avait su que jamais je ne m'étais projeté si loin... Elle m'aurait raccompagné jusqu'à la porte sans même me laisser finir mon dessert. Ajoutez à cela une bonne dose de mensonges... Mmmh ! La recette parfaite ! Mais en même temps, quand on y pensait, je n'étais pas faite pour une vie de couple. Du moins pour une relation ordinaire. Je m'appelais Jules Marissa Keppner, fille aînée de John Keppner, grand collectionneur de timbres poste à l'effigie d'Elvis Presley, et de Kathelin Keppner qui prétend être de très loin parenté à une famille d'aristocrates français. Sa famille est texane sur de nombreuses générations. Je suis née à Chicago, et j'ai emménagé à New-York alors que j'avais douze ans. J'étais tout ce qu'il y a de plus banale. Dans le genre petite fillette qui rêve de devenir danseuse étoile. Et puis j'ai eu dix-sept ans. Un soir, en rentrant de cours, je me suis fait agressée dans le métro par une bande de loubards. Ils m'ont tout d'abord frappé afin que je reste à terre pendant qu'ils s'amusaient avec mes affaires. Puis ils ont piqué mon sac, l'ont vidé sur les railles en prenant soin de récupérer mon portefeuille et ma carte d'identité... Ils m'ont menacé, me disant qu'ils savaient où j'habitais désormais. J'en ai été traumatisée, me terrant dans le silence et jusqu'à me faire conduire au lycée tous les jours, me cloitrant chez moi. J'ai finalement relevé la tête, lorsque mon petit frère, m'a demandé de son air innocent pourquoi j'étais malheureuse. J'ai décidé de me battre, de lui montrer l'exemple. Du coup, j'ai lâché la danse pour m'inscrire dans un cours de boxe et self-défense. J'avais besoin de m'armer contre la vie. J'ai fait de gros efforts, travaillant sur ma petite personne. Entrée à la fac, et finalement contactée par la CIA. Je suis montée en grade, obtenant un poste dans un filière secrète. Ouais... J'étais tout ça. Mais je n'étais pas le genre de femme que l'on imagine pour son fils. Je l'ai su en passant le seuil de cette porte, dans le regard de cette femme. Je l'ai compris, et je me suis tenue à ce que j'étais. A mes mensonges.


... to conquer, to thrive.

« Mais qu'est-ce que tu fous, Jules ?! - J'arrive, j'arrive... Je suis en chemin, je le jure. Coincée dans un taxi, lui-même coincé dans des embouteillages. - Maman va péter un câble, tu le sais ça ? - Et mon gentil petit frère sera là pour la calmer... - Magne-toi si tu ne veux pas me retrouver encastré dans un banc de l'église. - Ta tête serait susceptible de me servir de coussin ? Le vol a été long, j'ai mal aux... - Bouge-toi, pour notre cousine Cynthia, pour maman, pour moi, pour le curé qui patiente sagement, pour qui tu veux, mais bouge-toi ! » Le mariage de Cynthia. Notre cousine. Tellement perchée, que je me demande encore pourquoi elle avait souhaité m'avoir comme demoiselle d'honneur. Non vraiment, sans me dévaloriser pour ce qui est des essayages, des organisations de supers soirées, des dégustations de gâteaux en tout genre et des commandes de dragées : je suis une vraie bille. Une véritable handicapée. Il suffisait d'en faire le constat. Nous étions le jour J, mon avion avait eu du retard et je venais tout juste de me changer à l'arrière d'un taxi. Tout ça parce que j'avais souhaité emprunter les voies aériennes classiques, comme monsieur et madame tout le monde. Heureusement que j'avais confié les alliances à Casey, sachant pertinemment que les bijoux ne quitteraient pas sa chambre de geek, et que personne ne les verrait tant cet endroit peut paraître effrayant pour quelqu'un qui ne comprend pas les mots « newbie, lanneur, roxx... ». J'avais fait une promesse, comme souvent d'ailleurs, et je comptais bien la tenir. J'avais même fait une liste pour la journée. Respectueuse et aimable j'allais être envers la famille du marié. Avec mon ami modération j'allais boire, afin de ne pas finir la tête sous la fontaine à chocolat. Raconter à ma mère que j'avais un potentiel petit-ami, et donc lui mentir, pour que son cerveau traduise "futur mari et père de ses premiers petits enfants". Quoi ?! La paix avait un prix, je ne faisais qu'en débourser le montant ! J'étais parfois du genre à hocher la tête en signe d'approbation, alors que je ne faisais pas tellement attention à ce qui se passait autour de moi. J'étais parfois du genre à dormir debout, comme lorsqu'on ma mère me donnait de légers coups de coude au moindre mot du curé au sujet de la fidélité et de l'amour éternel. « Foutaise... » grinçait-elle entre ses dents, avant de retourner sa veste devant les amoureux sur le parvis de l'église : « Quel magnifique discours ; si émouvant... » Moi aussi j'avais été forcée d'en écrire un. Et bon sang ce que j'avais galéré. Je me souviens avoir demandé les derniers mots à ma voisine de vol, une gamine de 6 ans dont l'imagination semblait être très fertile. Il suffisait d'observer son coloriage. Un ours vert... Il y avait de quoi s'interroger sur ce qui se tramait sous ses deux couettes. Fort heureusement, les mariés avaient sourient, loin de se douter qu'une gosse avait signé cette magnifique fin, digne des contes de fées. La belle-mère de Cynthia, par contre, avait peut-être mal pris le : "la princesse a été plus forte que la sorcière". Merde... J'avais déjà loupé un point de ma fameuse liste ! Si encore je m'étais arrêté à cela... Lorsque l'heure du gâteau a sonné, tout le monde s'était arrêté, émerveillé devant une mariée pompette et un époux tanguant devant une imposante pièce montée. Moi aussi je sentais le vin me monter à la tête, mais je ne ressemblais pas encore à Marta Smith et son rouge à lèvres sur les dents. J'avais encore les pieds sur terre et les idées en place. « Chouette réception, non ? » Un type venait de se poster à côté de moi. Grand, brun, yeux noisettes... Vraiment charmant. J'avais hoché la tête, doutant peut-être de la blancheur de mes dents sur le coup, incapable d'esquisser un véritable sourire. Ou encore de mon haleine pour lui adresser quelques mots. Casey m'avait fait picoler ! Chaque verre qu'il se servait, j'étais obligée de le boire. C'était mon rôle de grande sœur : le protéger des vices de l'alcool. Je ne voulais pas que cet inconnu me surnomme mentalement « La Poche' ». Je me voyais déjà installée à une table désertée par les danseurs de macarena, à discuter avec lui. De tout et de rien. Surtout de rien, vu mon état. Numéros échangés, il aurait suffit d'un seul rendez-vous pour que je tombe dans ses bras et qu'il me promette une vie faite de bonheur et de plaisir. Jusqu'à ce qu'une lame s’immisce entre nous. Réellement. Tournant la tête, je venais de voir passer ce que mon cerveau qualifiait instinctivement d'arme blanche. Par pur réflexe, ma main avait saisi le poignet du serveur, et il était passé par-dessus mon épaule, chutant violemment au sol alors que j'immobilisais son poignet, et donc la lame. Le jeune me fixait, presque apeuré. L'agent avait agit. La civile était aux abonnés absents. J'avais toujours ce réflexe, voyant souvent le danger où il n'était pas. Qui aurait tenté de tuer Cynthia, franchement ? Ok, sa robe était jolie, mais quand même... Il n'y avait plus un bruit. « J'allais juste sabrer... le... le... champagne. » Oup's ! Esquissant un large sourire, trop franc pour être sincère, je le relâchais. « Bon réflexe mon gars... Je... Youhou ! Champagne ! » Heureusement pour moi, ils étaient tous imbibés. Mon inconnu ? Il s'était tiré. Il parlait à Marta. Flûte !


Dernière édition par Jules M. Keppner le Sam 29 Oct - 13:47, édité 5 fois
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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES   Sam 29 Oct - 12:33


I came to win, to survive...

« Les sorties de secours se trouvent à l'arrière, sur les espaces latéraux et à l'avant de l'appareil... en cas de dépressurisation de l'habitacle, des masques... » Je le murmurais, machinalement. J'avais dû apprendre ce speech, pour ma couverture. C'était tellement important de demeurer dans le secret. Il était question de la sécurité de mes proches, de ma propre sûreté. Un agent exposé était un maillon faible. Il était la cible à abattre pour quiconque souhaiterait toucher l'agence. Je n'étais pas de ces éléments faibles. Alors je faisais en sorte d'apporter des preuves à mon dossier, jusqu'à jouer à l'hôtesse de l'air devant Tante Berthe au repas de Thanksgiving. J'envoyais quelques cartes, lorsque ma prétendu destination se voulait exotique. J'évitais tout ce qui était contacts par internet. Je jouais à la débile qui ne savait pas actualiser un profil Facebook et qui ne comprenait rien à Skype. Casey aurait été capable de me griller, me demandant comment était le Maroc en agitant sous mon nez mon adresse ip me localisant à New-York, dans mon appartement. Penser à lui n'allait pas m'aider à me détendre. Je ne l'étais jamais lorsqu'il était question du travail et de mon frère. Je le tenais le plus éloigner de tout ça. En tout cas, je fournissais le maximum d'efforts pour que ça soit le cas. Et actuellement, j'avais besoin de me détendre. J'avais besoin de paraître naturelle, et non crispée comme une paranoïaque de l'attentat aérien. J'avais ma cible en vue, à deux heure. Il accostait une hôtesse de son sourire pervers, réclamant du vin rouge. J'avais envie de lui casser la bouteille sur son crâne chauve et de le tuer avec les débris de verre. Seulement, ça n'était pas mon objectif aujourd'hui. L'observant du coin de l’œil, je veillais aussi à ne pas me faire remarquer. Je m'enfonçais dans mon siège lorsque son garde du corps se levait pour aller aux toilettes, discrète, maniérée... Je pensais à maman, imitant alors ses petites mimiques agaçantes. Je n'aimais pas l'avion. Un comble pour une prétendue hôtesse de l'air, non ? Je ne m'y sentais pas à mon aise. Ça n'était pas la peur à proprement dit qui m'animait, mais un mal être indescriptible, comme une légère angoisse. Fort heureusement pour moi, ça n'était pas un long courrier et très vite je retrouvai la terre ferme. Le chrono avait été enclenché et je n'avais plus de temps à perdre. Valise en main, il me fallait faire le tour de la petite station pour croiser volontairement ce grossier personnage. Tout avait été étudié, jusqu'à un soucis d'entretien dans le hall de l'aéroport, créé et maîtrisé par mon très cher coéquipier. « Non mais vous ne pouvez pas regarder où vous... Euh... Pardon, excusez-moi... » En le percutant, ma main avait fait un rapide petit tour dans la poche de sa veste. Un aller-retour, rapide et efficace, inaperçu. Juste le temps qu'un homme s'interpose entre nous, me dominant de toute sa hauteur. Je donnais l'impression d'être une lilipucienne en face du géant vert. Il me fallait la jouer cool. Intimidée, impressionnée, alors que j'aurais volontiers donner un bon coup de genoux bien placé dans l'entre jambe de ce gorille. « Harlod, laisse... Je vous prie de m'excusez, mademoiselle. » J'avais l'impression de m'appeler Haribo. J'étais à ses yeux qu'une friandise sur pattes, qu'il aurait volontiers dévoré. Ce mec m’écœurait, mais je souriais légèrement. Me baissant, j'entrepris de remplis le contenu de la valise que j'avais tout autant volontairement renversé. Il claqua des doigts, et un de ses hommes de mains se pencha pour m'aider à ramasser mes affaires. Il s'en donna à cœur joie, mettant la main sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à mes sous-vêtements. Lorsqu'il s'empara d'un shorty noir et le détailla avec attention en le brandissant au-dessus de son propre regard, je fis mine de m'en offusquer et je lui arrachais des mains. « Non mais ça va aller là ! » Il se prit une tape derrière la tête de la part de son patron, et je m'efforçais de ne pas sourire. J'enfonçais le tout dans mon sac, me relevais en conservant mon air furax, époussetais mon tailleur et fis demi-tour sans même adresser un regard à ce charlatant. Aucune manière ! Une fois à bonne distance, je pu entendre la douce voix d'Alec dans mon oreillette. « Quel talent de comédienne ! D'ailleurs, j'ai profité de la vue... - Comment ça ? - Le shorty en dentelle... Il n'y a pas que l'autre primate qui l'a apprécié. - La ferme, Alec ! - Il t'appartient ? - T'aimerais le savoir, pas vrai ? - Aucune objection... Donc c'est à toi. - Lave ton sol et tais-toi. » Et je coupais mon oreillette d'un simple geste, feintant de replacer une mèche de cheveux. La mission était terminée, j'avais fait mon job en glissant ce petit micro gps dans la poche de ce type. Je n'avais rien d'autre à ajouter, surtout pas au sujet de mes sous-vêtements. Oui, il était à moi. Et alors ?


...to prosper, to rise, to fly. To fly.

« Hilarant ! Ah ah ah ! - Oh mais relax... - Regarde-moi bien grand casse-cou demeuré... Est-ce que j'ai l'air détendue ? Est-ce que j'ai l'air de rire à tes blagues stupides ? - T'as l'air énervé. - Non, sans blague ?! Je me suis retrouvée face à des recrues avec le visage fluorescent ! ''Looser'' en gros sur mon front ? Mais tu t'es regardé ?! - Tu manques cruellement d'humour. - T'es un vrai cas. Tu prends des risques en tout temps, tu te moques éperdument des autres, tu es agaçant, trop sûr de toi, inconscient et... - Toi, tu n'es pas très aimable. Et la moustache te vas à ravir, tigresse ! » Aaaaah ! J'avais envie de le tuer ! Alec, ça faisait quelques mois que je me le coltinais. Pas le choix. Je devais avoir un coéquipier, et Vance avait jugé bon de nous mettre ensemble. J'étais censé le canaliser, et lui me pousser au-delà de mes limites. On devait se compléter m'avait expliquer notre supérieur. Génial. Je n'avais aucune envie que Donovan me complète ! Vraiment, sans façon. Son sourire en coin et son air prétentieux avaient le don de m'énerver. Il me cherchait, je lui rendais la pareille, et on finissait par se chamailler comme deux gamins. Vous trouvez ça professionnel et complémentaire ? J'appelais ça du grand n'importe quoi. Pourtant on obtenait de bons résultats. On s'en sortait pas mal du tout. Et bien que je voulais l'étriper les trois quarts du temps où nous étions dans la même pièce, je devais bien reconnaitre qu'il était un bon agent. Un peu tête brûlée, mais ces initiatives avaient souvent joué à notre avantage. Je m'en faisais toujours pour lui, certes. Du moment où il se retrouvait tout seul, je craignais qu'on lui colle une arme sur la tempe. Ça c'était déjà produit, alors je n'étais pas à l'abri d'une surprise de ce genre. Et malgré tout ça, rien ne semblait le toucher ou l'atteindre. A croire qu'il était complètement inconscient. J'avais l'impression de devoir veiller sur lui. Et je ne me rendais même pas compte qu'il en faisait autant de son côté, qu'on formait en réalité une véritable équipe.

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MessageSujet: Re: Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES   Sam 29 Oct - 18:04

Votre mission, mademoiselle JULES M. KEPPNER, si vous décidez de l'accepter, sera de gérer au mieux Undercover. Pour cela n'hésitez pas à punir, féliciter, conseiller, aider, bousiller, manger, tester, ou encore aimer vos membres. Au pire, faites en vos esclaves. Bref, assez de blabla. Vous détenez les clés du forum. Le monde s'offre à vous désormais, tendez la main et saisissez-le !
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MessageSujet: Re: Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES   

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Je pourrais abandonner. Mais voilà le problème, j’aime notre arène. ◮ JULES

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