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 Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Jeu 3 Nov - 20:19



Montant les marches à toute allure, sautillant presque dans les escaliers, je maudissais l'ascenseur de cet immeuble. En panne. Depuis l'emménagement de mon frère, il était en rade ce tas de ferraille ! Sérieusement, maman aurait pu payer un truc un peu plus entretenu à Casey. Même si ça ne le dérangeait pas puisqu'il devait emprunter la cage d'escaliers que très rarement, cela aurait eu le mérite de m'épargner. J'étais en très bonne condition physique, ça n'était pas là le soucis. Seulement, j'étais pressée, et mes talons avaient manqué de me faire chuter à plusieurs reprises. Les marches grinçaient, me faisant presque croire que mon poids plume allait les faire céder. Allons bon... Même si Alec faisait tout son possible pour m'agacer en laissant échapper quelques réflexions douteuses sur mon poids, il était clair et net que je n'avais rien d'un hippopotame. Ces bestioles sont pires que rondes. Ça ballotte dans tous les sens, ça ressemble à rien. J'ai l'air d'une hippopotame ? Non, on est d'accord. Mes fines gambettes en étaient la preuve. Je ressemblais plus à une gazelle. Et le sprint final pour atteindre la porte fut en soit une très belle illustration de ce propos. Bien sûre, je n'avais pas encore la délicatesse de cet animal de la savane. Je tambourinai à la porte comme une sauvageonne. « Casey, bouge ton petit derrière de geek, avant que je m'énerve. » Plus d'un m'aurait rit au nez en entendant une telle réplique. Sauf que mon frère, lui, savait à quoi s'attendre. Il était peut-être la seule personne en ce bas monde à me connaître aussi bien. Ainsi il pouvait me prendre au sérieux quand je le menaçais, comme on dit vulgairement, de lui botter le cul. Je voulais rentrer et vite. Simplement parce que j'avais un mauvais pressentiment. Depuis mon départ des bureaux de la CSD, j'avais la désagréable impression d'être suivie. On ne trouve que très rarement le même type à chaque coin de rue, dans ce même costard, avec une paire de lunettes noires sur le nez. Forcément, cela n'avait pu que me faire douter. J'étais sur la défensive, et aux vues de ma position, je n'avais rien trouvé de mieux que de faire quelques boutiques pour le semer. J'avais traversé tout un centre commercial au pas de course, puis fait un petit tour dans un parc lors de la sortie des classes, annonçant alors une foule de petits mioches accompagnés de leurs mères et nourrices. Et une fois quasiment certaine d'être tranquille, j'avais pris la route en direction de cette fameuse résidence étudiante, pour y voir mon frère.

Visite surprise pour ainsi dire. Mais rien de bien étonnant me connaissant, moi qui avait l'habitude de me pointer sans prévenir. Je toquais, il était censé m'ouvrir. S'il ne le faisait pas, j'en venais à la conclusion qu'il était en cours. Et si j'apprenais qu'il n'y avait pas été à ces heures là, j'appelais un médecin et je demandais qu'on lui fasse un bilan de santé complet. Je le connaissais moi aussi, et je savais très bien qu'il fallait le supplier pour sortir, qu'il allait probablement se marier avec son ordinateur et qu'il offrirait de petits disques durs externes à ma mère à la place du statut de grand-mère. Bien sûr, ce scénario serait dans le seul et unique cas d'une totale absence de ma petite personne dans sa vie. Comme je n'avais pas encore prévu de m'effacer et de disparaître, il serait en mesure de procréer et de voir courir des mini-lui autour d'une table de barbecue dans un minuscule jardin. Aaaah ! Mais je perdais la tête ! Voilà que je parlais de procréation... Quelle horreur ! Moi ? Tatie ? Je serais du genre à acheter une poupée à mon neveu, et de me souvenir que c'est un mec en lui tendant le paquet cadeau ! Je frappais à nouveau contre la porte, voulant à présent échapper à mes pensées. Rester seule sur le palier était assez mauvais pour une petite tête comme la mienne. ''Cinglée...'' -aurait aisément dit mon cher coéquipier. Suite à quoi je l'aurais frappé. Mais passons, le verrou se fit entendre et la porte s'ouvrit. « Ce n'est pas trop tôt, il y a des gens qui sont morts comme ça. En attendant devant une porte close. » Je m'approchais, prenant son visage entre mes mains et déposant une énorme bise sur sa joue. J'en faisais trop... D'habitude, je lui tapais dans la main et j'allais m'affaler dans son canapé. « Comment va mon petit frère chéri ? Maman ne pourra pas venir demain, comme elle te l'avait dit. Je la remplace. » Voilà qui expliquerait donc le bisou. Entrant dans son appartement, je prenais mes aises. De toutes façons, il semblait bien trop endormi pour me reprendre sur quoique ce soit. Il avait l'esprit encore brumeux et j'en profitais !

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Ven 4 Nov - 2:16

Le bloc appartement et la chambre de Casey sont un bordel, mais pour lui c’est loin d’être un défaut. Pour lui les imperfections caractérisent bien plus un caractère que cette force d’uniformisation quand tout est parfaitement bien rangé. En plus, il trouve un certain romantisme bohémien dans ses ascenseurs défectueux, dans les bestioles qui se glissent un peu partout. On a la sensation d’avoir touché le fond du baril, donc on peut uniquement remonter et en plus on a une impression d’avoir un chez-soi bien à nous plutôt qu’une maison qui est techniquement à la banque.

Que fait Casey présentement? Téléphone et ordinateur, ses deux activités principales. Notre petit garçon est en train d’essayer de rentrer dans le nouveau pare-feu d’une compagnie de sécurité. Juste question de les faire paniquer un peu, juste pour montrer qu’il est capable de faire une fissure. Pour l’instant, il est dans une phase conceptuelle du processus. Il essaie de comprendre la façon donc son adversaire virtuel fonctionne autant de façon générale que de façon technique. Techniquement ce n’est rien d’illégal, en fait plusieurs diraient qu’il leur rend service en montrant les fuites. Ce qu’il est en train de faire sera éventuellement accompli par un autre, le seul mérite qu’il peut espérer est d’être le premier à le faire. Cela aidera à étouffer son C.V.

En même temps notre pirate est en train de regarder les dernières rumeurs sur les films de superhéros à venir et s’interroge s’il devait précommander un jeu vidéo. Il se pourrait que son manque de concentration lui nuise dans son objectif.

Aussi il est en train de parler au téléphone, avec qui? Sa mère bien sûre. Il est assez heureux que se soit-elle qu’il initie toujours la conversation parce que sinon sa facture de téléphone serait remplie de ses appels constants qui dure un minimum de 30 minutes et d’une durée moyenne d’une heure. Apparemment celle-ci croit que ses journées sont bien plus actives qu’elles ne le sont vraiment ou que des changements radicaux peuvent arriver dans son existence dans les minces intervalles entre appelles.

- Maman je te dis que j’ai bien assez d’argent pour me nourrir, je mange trois fois par jour.....

Il écoute sa réponse et il n’est pas surpris qu’il ne se soit pas encore sorti du guêpier.

- Non je ne me gave pas de pizza et de fast-food à chaque repas….Oui j’utilise le livre de cuisine que tu m’as donné… non tu n’as pas besoin de venir me montrer comment faire fonctionner la cuisinière.

Casey ment un tout petit peu, aucun homme qui passe la plus grande partie de sa journée devant un ordinateur et qui est célibataire ne peut espérer avoir une alimentation très saine. En plus, il lui arrive régulièrement d’oublier de manger, mais comme le musulman au ramadan, il commencera à se gaver quand il trouvera un trou dans son horaire (où du moins c’était, comment Casey comprenait la tradition). Même s’il essaie que ça paraisse pas trop, son exaspération augmente à chaque phrase.

- Euh non, Jules n’est pas encore venu…. Non je ne l’ai pas appelé. Parce que tu occupes la seule ligne téléphonique que je possède.

Il entend la porte en train de sonner. Il peut reconnaître que c’est Jules. En même temps, il sent que sa mère va demander d’aller en conférence s’il lui dit qui sait.

-Maman, je te laisse, on frappe à la porte. Non je ne sais qui c’est… non t’en fais pas je suis sûre que ce n’est pas grave. Je ne peux pas ouvrir je suis en train de te parler. Maman je ne peux pas recevoir quelqu’un chez moi et te parler….Aller on se reparle plus tard… bisou.

Casey appuie sur le bouton pour annuler la communication. Poussant un soupire de soulagement. En même temps, il s’entend presque que le téléphone sonne 5 minutes plus tard, parce que sa mère veut continuer la discussion. Le jeune garçon n’aime pas utiliser ses stratagèmes avec sa mère, mais des fois c’est nécessaire.

En même temps, il se rend compte que sa sœur s’impatiente et donc il ouvre la porte. Casey rougit comme toujours au petit bec de sa sœur, mais il lui en fait un maladroitement sur la joue.

- Je lui parlais justement au téléphone… crois qu’elle compense largement pour son manque de présence physique. Je crois qu’elle me parle encore plus que je suis Columbia que lorsque j’étais à la maison.

Casey se gratta un peu la tête, voulant un peu changer de sujet. Cela faisait quand même un moment qu’il n’avait pas vu sa sœurette.

- Alors, on t’a envoyé dans un pays intéressant ces temps-ci? De grandes aventures autour du monde?

Il sourit gentiment à celle qu’il assumait être une hôtesse de l’air. Elle avait quand même des I.P très éloigné des États-Unis quand il lui parlait sur internet. Casey alla se poser sur ça chaise glissante et fit une petit 360 avant de la regarder. Il se dit qu’il pouvait un peux mieux l’accueillir. Le garçon roule sa chaise pour aller vers son frigidaire.

- Tu veux quelque chose à manger
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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Dim 6 Nov - 23:19

Petit bisou sur la joue et mes aises enfin prises, je me retrouvais dans ce qui servait de living room, salle à manger, cuisine, et bureau à mon frère. Parfois je me demandais même s'il ne vivait pas uniquement dans cette pièce. Du genre à dormir sur son clavier d'ordinateur jusqu'à avoir les touches incrustées sur la moitié du visage. Combien de fois avais-je entendu maman s'inquiéter pour lui, se demandant quand est-ce qu'il allait lui ramener une belle-fille, bonne à marier. Ce qu'elle n'avait pas encore percuté, c'était qu'il n'avait que vingts ans ; et que par moment elle se contredisait toute seule en refusant de partager son fils chéri avec la moindre femme. Elle arrivait à faire la tête lors des réunions de famille, tout ça parce que tante Lucy lui avait fait un cadeau. Pour Noël ou son anniversaire... Quoi de plus normal ? Maman, elle, ça la froissait. Parce qu'avec elle, c'était tout ou rien. Avec Casey on était le « tout » et... Le rien... Bah c'était devenu papa. Enfin passons, elle était sans doute un alien dont le fonctionnement et la logique m'échapperaient toujours. Et je préférais de loin me contenter de ça. La réflexion de mon petit frère me fit sourire. Il avait bien du courage de la supporter. Mon emploi -bien que fictif- avait probablement stoppé cette grande bavarde, par peur de faire exploser sa facture de téléphone. Ainsi, j'avais la paix... Un temps... Jusqu'à ce que Casey cesse de répondre sans arrêt et qu'elle commence à s'en faire. On avait une mère envahissante, c'était indéniable.

D'ailleurs j'expliquais les raisons de ma venue par le simple fait qu'on me l'avait demandé. Cela n'étonna pas le moins du monde Casey, habitué à ce que je sois celle qui seconde sa petite maman. Sauf que moi, j'étais carrément moins collante. Je parlais de tout et de rien, et lorsqu'un sujet semblait être délicat, je l'évitais avec soin, comme si de rien était. Casey savait qu'il pouvait tout me dire, en tout temps... Je n'avais donc pas à lui forcer la main à l'aide de questions embarrassantes. Sur le coup, il me fit comprendre qu'il était préférable que l'on parle d'autre chose. Message reçu, je le suivait dans son changement de sujet. Ce dernier ne me plaisait pas tellement, mais une fois de plus je feintais l'indifférence. Mentir était désormais une routine, bien qu'après tout ce temps ça ne soit pas encore accepté par mon petit esprit. Je le faisais par obligation, souhaitant la sûreté de mes proches. Leur raconter des histoires me faisait mal au cœur, mais je pensais à eux avant tout. Et je ne cessais de me le répéter pour me déculpabiliser. « Je n'ai fait que des longs courriers. Du coup, une nuit à l'hôtel pour être présentable et hop, je repartais. Rien de bien génial. Tu n'as pas reçu ma carte ? » Je faisais quelques envois, de temps à autre, histoire d'être crédible. Parfois, ça n'était même pas posté de ma propre main. J'étais déjà bien loin de la destination annoncée. Et pourtant tout cela fonctionnait, à mon plus grand soulagement. Ils y croyaient, tous autant qu'ils étaient. Je mentais à Casey, mais il n'y voyait que du feu. Il devait sans doute être trop occupé avec son ordinateur pour se poser des questions sur sa sœur. Et puis, on n'imagine pas que son entourage mène une double vie. Sauf si on est carrément paranoïaque. Casey ne l'était pas. Du moins, pas à ce point. Je l'espérais... Han ! Et si... Non. Arrête de penser Jules, c'est du grand n'importe quoi. Il suffisait de le regarder tourner sur sa chaise de bureau, glissant sur le parquet grâce à ses roulettes. Un gosse. Mon frère était un adorable gamin de vingt ans.

« A manger ? Non... Je veux bien à boire par contre. Et pas de soda, merci. » Moi ? Chiante ? Jamais de la vie. Je ne supportais plus ces boissons. La simple vue de ces bulles dans un verre me donnait la nausée. Sans doute parce qu'il me restait un désagréable souvenir gazeux, comme un arrière goût de whisky en bouche, et un énorme mal de crâne. Tout cela plus communément appelé : une cuite. Je laissai une légère grimace se dessiner sur mes traits fins, puis je laissais mon cher frangin plongé la tête la première dans son frigidaire. J'attendais sagement, examinant les lieux. « Ça va toi ? Les cours se passent bien ? Tu manges à ta faim ? Tu dors la nuit ? » Simples formalités, mieux valait m'en assurer pour devancer maman dans son futur interrogatoire.

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Lun 7 Nov - 3:35

Sur la question de la carte, il ne fit que pointer son petit babillard personnel. Celui-ci était recouvert de divers papiers. Il avait divers papiers partout sur le mur. Beaucoup étaient des notes sur les différents systèmes de sécurité. Casey ne fait pas trop attention si un jour la police le retracerait de ne pas laisser de preuve de ses activités. De toute façon quand les flics seront à sa porte que c’est parce qu’il aura fait une bévue tellement majeure qu’il aura déjà pris son billet d’avion pour devenir un inconnu au Mexique bien avant qu’il réussisse à l’attendre. Il faudrait qu’il pense à s’acheté un bar dans une région malfamé et qu’il pratique a verser de la tequila.

Sinon la carte postale se retrouve bien là. Probablement pourquoi avait-il pensé que le Mexique serait un bon endroit où s’enfuir des autorités parce qu’elle vient de Cancún? En y réfléchissant, peut-être qu’il ne devrait laisser des indices dans sa tanière. L’Antarctique était peut-être une bien meilleure destination. Peut-être trop froid, il faudrait qu’il regarde les traités d’extraditions entre les États-Unis et les divers pays du monde. Il croit que le Népal devrait être couvert à ce sujet.

- Tu sors quand même un peu plus que moi et au moins tu connaîtras les bons hôtels quand tu irais en vacance. Peut-être même que tu pourrais m’en suggérer quelques un. Je pensais au moins que tu rapporterais quelques potins croustillants, non?

Casey ouvrit la porte de son frigo. L’étudiant essaie de trouver la bonne boisson pour elle. C’est dommage qu’elle ne veuille pas de soda, parce que c’est pratiquement tout ce qu’il a. Il a une demi-bouteille de Pepsi, douze canettes de Mountain Dew, ensuite il a une bouteille de Coca-Cola. Il ne veut pas voir comment son dentiste va réagir quand il aura son examen dans trois mois. Il tape un peu son poing sur la grille du frigo. Casey n’est pas du genre à prendre de l’alcool. Il est très dangereux de prendre un coup et de tout simplement se laisser parler sur internet. En plus, celui-ci n’a pas l’âge légal pour l’achat de toute façon, il pourrait probablement en prendre une facilement.

Au final, il décide de faire ce qui a de plus simple et va ensuite prendre un verre qu’il ensuite remplir d’eau aussi froide que possible et va ensuite la remettre en main propre à celle-ci. C’est une humble offrande, on peut voir que lui-même est un peu embarrassé. Il se doute que sa sœur préférait une bière ou un truc du genre. Il prend un air amusé.

- Sais-tu que commences à ressembler maman avec toutes tes questions sur ma vie. J’ai hâte de voir comment tu vas te comporter avec tes enfants. Mais bon je crois que tu réussiras à renverser la vapeur avant que ça progresse.

Il retourna sur chaise fétiche. Il passe tellement de temps sur celle-ci qu’il est probable qu’il n’a fait que dix pas au total à l’intérieur de son appartement. Il retourne vers son frigo et se prend une cannette.

- Désolé je ne veux pas t’accuser de quoi que ce soit, c’est juste, que comme elle vient de m’appeler et tout et tout. C’est un peu redonnant, mais pour répondre à tes questions.

Casey prit un petit coup de sa liqueur. Il pouvait aisée être plus honnête avec elle qu’avec sa mère.

- Je peux te dire si mes cours vont bien, les examens n’ont pas commencé, je vais te le dire quand j’aurais fait mes examens. Je mange et je dors quand j’y pense, mais j’ai au moins 8 heures de sommeil quand je m’endors, peut-être même plus. Disons que je ne peux pas mesurer parce que je ne note pas trop l’heure à laquelle je m’endors et je me réveille, mais je crois que les tiennes sont probablement plus régulière que les miennes, à moins que tu sois une vie plus salace que je ne l’imagine.

Le jeune garçon pointait un peu du revers de la main, la corbeille remplie de boîte de Ramen pour montrer qu’il mange bien (probablement qu’il espère qu’elle ne le jugera pas sur la qualité, elle sert quand même des plats sur un avion, ce qui est loin d’être de la grande cuisine). Il refait un autre 360 sur sa chaise. Il essaie de penser une façon de lui retourner la conversation.

- Tu t’es fait un nouveau petit ami depuis le temps? Pas moi… je veux dire pas de petites copines, comme d’habitude.

Il cherchait à l’embarrasser un peu, mais au final c’est surtout lui qui est embarrassé. Rien de grave, mais il décide de reprendre confiance en lui, pas question, qu’il commence à s’apitoyer sur son sort davantage.
- Tu as quand même le monde entier comme terrain de chasse.
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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Ven 11 Nov - 16:47

La carte postale était une très bonne couverture. Cela avait toujours très bien fonctionné. En tout cas, mes proches y croyaient. Cela ne faisait qu'apporté une appuis supplémentaire à ma couverture, une preuve de mes déplacements en tant que civile. Il était important que cela le demeure, pour leur sécurité. Il m'était impossible d'imaginer leurs vies mises en danger par ma faute. Cette carrière était mon seul choix, et personne ne devait être impliqué là-dedans. Je les protégeais à ma façon, au travers de mes mensonges. Et heureusement, car à en voir ce qui tapissait ses murs Casey ne me facilitait pas la tâche. Comment veiller sur lui à distance alors qu'il allait sans le moindre doute s'attirer des ennuis. Je l'avais déjà interrogé à ce sujet, discrètement, et il m'avait assuré que ça n'était rien. Pour conserver sa confiance, je n'avais pas insisté, cependant je ne m'en préoccupais pas moins. Mon regard se baladait sur cette paperasse, alors qu'il me servait un verre d'eau. « Te suggérer des hôtels ? T'as décidé de mettre ton nez dehors ? … Je n'ai pas de potins. A part mes deux collègues que j'ai surpris collés l'un à l'autre, je n'ai rien. Que veux-tu que je te raconte ? » Je ne mentais pas vraiment, m'inspirant de ce qui se pouvait se passer dans nos locaux en l'adaptant à ma pseudo profession. Je faisais extrêmement attention à la version que je fournissais à mon frère, zappant prénoms et autres détails de ce genre.

Je le remerciais pour le verre, et le bombardais alors de questions en tout genre. Je remplaçais maman et je le faisais à merveille. J'avais eu tout le temps et le loisir de l'observer. Bien souvent j'avais été celle qui avait sorti mon cher petit frère d'affaire. Maman était très attentionnée, voir trop attentionnée. Elle s'inquiétait pour un rien et avait besoin de tout contrôler. J'avais hérité de ce défaut, mas par chance il était bien moins poussé à l'extrême chez moi. Je m'intéressais non seulement à mon frère, et en toute sincérité... Mais je récoltais aussi les informations nécessaires pour que ma mère en soit rassurer. Le laisser vivre seul sur le campus avait probablement été l'un des efforts les plus durs qui lui soit été donné de faire. Je pris une gorgée d'eau, et je manquais de m'étrangler lorsqu'il s'interrogea sur mon comportement avec mes futurs enfants. « Tu m'as bien regardé ? Moi ? Avec des gosses ? La blague... » Et ça serait sans doute la plus grosse déception de maman. Mais sincèrement, quand on me connaissait bien et qu'on avait tous les éléments en mains, on en venait rapidement à cette conclusion. Et puis j'avais aussi peut-être peur de reproduire tout ça. Le schéma maternel auquel j'avais toujours eu droit et qui m'avait plus étouffer qu'autre chose.

Casey me précisa bien qu'il ne me reprochait rien, mais que sa précédente conversation avec maman l'avait comme qui dirait fatigué. Mais il prenait tout de même le temps de me répondre entre deux gorgées de son soda. Un semestre qu'il jugerait bon ou non une fois les examens passés, de mauvaises habitudes alimentaires, un sommeil irréguliers mais complet... Je souriais doucement, et levais les yeux au ciel, amusée par sa réflexion. « Bien sûr que non, je suis un véritable petit ange ! Et je fais mes nuits... Incroyable, non ? » Je ponctuais le tout en lui tirant gentiment la langue, gardant cette complicité et mon esprit enfantin. Il m'assura qu'il mangeait à sa faim en me présentant ces repas, et je me contentais de hausser les épaules. A le question ''est-ce qu'il mange bien ?'' je savais par avance que je me contenterais d'un ''oui, t'en fais pas''. « Pense à acheter des fruits et légumes pour quand elle viendra te rendre une petite visite. » Je le taquinais une fois de plus, certes... Mais mon conseil était bien évidemment à noter et à suivre !

Vint alors un tout autre sujet sur le tapis de notre conversation. Voilà que mon frangin s'intéressait à ma vie sentimentale. Je bu une nouvelle gorgée d'eau, terminant mon verre, et le regardais. « Non. Rien de sérieux. En même temps, je ne suis jamais là. Ça ne donne pas envie de s'engager et de m'être fidèle. Je leur fait peur. Le monde ne sera apparemment jamais assez grand pour moi ! » Je revins alors sur ses propos, et son ''comme d'habitude''. « Personne en vu ? Il y a bien une étudiante qui te plaît sur le campus, non ? Bouge-toi Casey ! J'suis sûr que tu pourrais avoir l'âme d'un Don Juan si tu t'en donnais la peine. » Ça aussi je le pensais.

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Sam 12 Nov - 0:40

“Non, je ne crois pas voir d’autre pays de si tôt, mais j’aimerais garder l’information en mémoire pour l’avenir si possible.”

Il lui sourit gentiment, mais en même temps, il fléchit un peu la tête comme pour éviter son regard. Il n’est pas très fier de sa vie de réclusion, donc quand elle l’amène c’est un peu une honte cachée. Que de honte de ne pas être capable de s’échapper de ses défauts quand on a l’impression qu’elles font un peu partie de notre nature et quand en plus on se sent bien plus confortable dans le cocon que l’on s’est formé qu’en interagissant avec les autres.

- Tu pourrais au moins transporter de la drogue comme les hôtesses de l’air dans les films. Tu regardes Pam-Am par hasard… pas que je regarde, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à toi quand j’ai vu la pub.

Oui les deux, avait très peu envie de continuer la ligné de sang pour l’instant, mais en même temps ça l’amuse de l’imaginer comme maman. Il se doute qu’elle pourrait devenir pire que sa génitrice.

- Justement, c’est ton manque de fibre maternelle qui rend la question de tes futures enfants assez intéressante pour moi. Si je savais comment tu les traiterais, je ne m’interrogerais pas le moins du monde. Les anomalies statiques sont toujours bien plus intéressantes que les redondances prévisibles.

Casey est probablement le seul qui utiliserait les statiques pour décrire ce genre de situation. Son visage semblait montrer une certaine expression ou il semblait réaliser qu’il n’avait peut-être pas pris la métaphore la plus flatteuse en même temps. Il gratte sa tête un peu embêtée, mais décide de continuer sur leur conversation.

- Je pensais prendre des fruits en cire au marché, ça devrait faire l’affaire.

Comme ça, elle ne semblait pas avoir d’homme dans sa vie, une partie de lui est un peu incrédule. Peut-être parce que Casey se plaît à penser que sa grande sœur est plus heureuse en amour que lui. Si elle n’est pas capable de se trouver quelqu’un, il est probable qu’il ne réussira pas à se faire dépuceler avant longtemps. Bon autant ne pas trop s’interroger sur la vie sexuelle de sa grande sœur.

- Oy je suis content que je ne sois pas ton grand frère parce que sinon il faudrait que je te protège et que je les passe au peigne fin. Sinon tu me demandes de trouver une jolie fille à une université de New York. Non seulement New York a probablement l’un des plus beaux ratios de jolies filles par habitant, mais en plus on reçoit tout plein de jolies filles des autres pays à l’université si jolie que j’ai envie de connaître une autre langue que le binaire ou le japonais. Tu sais des fois trop c’est comme pas assez et je ne crois pas que mon approche soit encore assez au point pour même me risquer.

Elle ne serait probablement jamais au point. Il serre un peu son poing. Il doit être sous contrôle. Casey lui sourit quand même un peu avec ses éternels mots d’encouragement. Il se rend compte que s’il veut monter son appréciation, il devrait probablement faire une petite concession et essayer. Au moins, il devrait essayer de montrer qu’il écoute.

- C’est bon, que dirais-tu si on sort un peu de mon appartement? Je suis sûr que l’on pourrait trouver un endroit plaisant où passer l’après-midi, ce n’est pas les trucs du genre. Peut-être que tu pourras me montrer comment approcher une dame et peut-être que je pourrais t’éviter d’avoir des marmots à la fin de la journée, parce que je serais celui qui aura plus de chance d’avoir des enfants.

Il se leva un peu et donna une petite tape sur le bras de Jules. Casey se dit que peut-être une juste un petit spectacle et qu’il reviendra à vivre comme un ermite aussi tôt qu’elle aura le dos tournée. En fait même lui ne connait pas trop les bâtiments autour de son appartement en dehors de l’épicerie. Il ouvrit la porte et étendit son bras pour indiquer qu’il laissait Jules passer en premier. Casey prit une plus grande inspiration. Il sent que d’une certaine façon, il risque de devenir complètement agoraphobe, s’il ne fait attention.

- Tu peux laisser tes choses ici, je vais payer la note s’il en a une. Je suggère qu’on fasse un peu de vagabondage, je n’ai pas vraiment d’idée qu’elle pourrait être un lieu convenable à cette heure.

Il rit un peu. En même temps une fenêtre est assez près du corridor qui mène à son appartement et pendant une petite seconde Casey couvre un peu son champ de vision. Ses yeux sont un peu bousillés par l’éclairage plutôt tendancieux de son petit chez soi et les longues heures debout la nuit. Il semble même prendre une certaine inspiration, comme si l’air frais qui entre à l’intérieur est une atmosphère extraterrestre et qu’il doit s’y ajuster. Casey se dit qu’il pouvait se contenter d’une petite marche à l’extérieur.
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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Ven 18 Nov - 21:04

« Mon frère envisage un avenir fait de voyages... Intéressant ! » Je ne me moquais pas, seulement il était difficile de ne pas s'amuser d'une telle idée lorsqu'on connaissait Casey. Il était casanier, et aimait son petit confort. Rester chez lui, face à son écran, ne le dérangeait pas le moins du monde. Au contraire, il en était même satisfait et content. Il se complaisait dans cette situation, faisant de son studio étudiant son havre de paix et de tranquillité. « Je pourrais en effet... Mais ma paie me suffit, pas besoin d'extra et d'illégalité dans ma vie ! » Ça lui aurait sans doute plu de savoir que sa sœur menait une vie si mouvementée, pleine d'adrénaline. S'il avait su... En mon fort intérieur, je rigolais. Il faut dire que bien souvent l'envie de partager cela avec mon petit frère se faisait sentir. Après tout, nous étions complices et nos confessions étaient réciproques et fréquentes. Seulement, il me fallait rester professionnelle pour veiller à garder ma couverture sauve, tout autant que sa propre vie. Il parvenait à s'attirer des ennuis sans ça, alors autant le protéger dès que l'occasion se présentait. Je le connaissais, comme si je l'avais fait. Heureusement, je n'étais pas sa mère. La mienne. Et d'ailleurs, on en venait à parler de mon manque cruel de fibre maternelle. « Eum... Je ne sais pas comment je dois le prendre, et je pense que je préfère ne pas savoir. » J'esquissai un sourire, signe que je ne m'étais pas vexée. C'était un fait indéniable que je n'étais probablement pas faite pour enfanter. Lui aussi me connaissait, et se doutait sans mal qu'il m'en fallait beaucoup plus pour me froisser.

Et c'était un point que je n'avais pas en commun avec notre chère mère. J'étais même son opposé. Il suffisait d'une petite étincelle pour faire partir une gigantesque feu fait de susceptibilité maternelle. Cachez-lui quelque chose, faite lui une remarque -la plus insignifiante qui soit- et il y a de grandes chances qu'elle prenne la mouche et parte au quart de tour. Comme la duper avec de faux fruits par exemple... C'était un risque à prendre. Elle serait bien capable de lui faire un speech sur la confiance et l'honnêteté. Elle se ferait des films comme quoi son fils menait sa vie comme une vulgaire comédie à ses yeux et qu'il ne tenait pas suffisamment à elle pour la garder près de lui. Ce qui était faux, il la supportait. « Ça marchera un temps. Après elle remarquera que tes fruits ne pourrissent jamais. » Et je ne doutais pas de ses capacités à le repérer très rapidement. Œil de lynx, j'avais dû hériter de son sens de l'observation. Tout comme son don incroyable pour mener ses relations tout droit dans un mur, en plein dans le summum de l'échec. Je batifolais par-ci, par-là... Certes, je n'étais pas totalement seule. Ni totalement accompagnée. J'étais libre, et indépendante. Parfois en manque de petites attentions digne d'un couple... Mais j'avais finalement choisi ce train de vie, sans même m'en être rendu compte. Ma rupture avec Ryder y était pour beaucoup. Et je ne voulais pas que mon petit frère se décide à repousser ces histoires de cœur encore longtemps. Je voulais qu'il se prenne en main, et rapidement !

« Il faudra bien te lancer, tôt ou tard... Je te vois bien avec une belle espagnole. Hola chica ! Oh mi amooooor ! » lançais-je lorsque le sujet de ses éventuelles conquêtes new-yorkaises fut abordé. Je voulais vraiment que mon frère connaisse ça. Ce sentiment de bien être, ces satanés petits papillons dans le ventre... Là, dans l'immédiat, je tenais un discours de bonne femme. Mais je le pensais. Je souhaitais le meilleur pour mon petit frère, une fille parfaite avec des défauts. -Parce qu'à être trop parfaite, on est chiante. Je le taquinais en prenant cet exemple, mais lui faisait comprendre que je pensais une bonne partie de mes propos. « Ça c'est une super idée ! Sans vouloir être vexante, on étouffe dans ton appartement. Et puis, t'as visiblement besoin d'être coaché ! Si en plus de t'aider ça peut m'éviter le discours maternelle au sujet de sa potentielle descendance, ça m'arrangera ! Je fais un détour par la salle de bain, et on y va... » Me levant du sofa, je pris la direction de la petite salle d'eau. Pour cela je traversais la chambre, et entrainait machinalement la porte avec moi. Une fois dissimulée au regard de mon frère, j'observais rapidement sa chambre. Je cherchais quelque chose de précis. Un endroit. Une cachette. N'importe quoi mais quelque chose de sûr. J'avais une carte à planquer, pour quelques jours seulement. Mais étant suivie en permanence, il m'était difficile de la conserver sur moi. La chambre de mon ermite de frère était parfaite ! M'approchant d'un de ses robots, jouets pour enfant, j'y trouvais une petite encoche. Je glissais la carte à l'intérieur et m'assurait que ce fana de robotique ne remarquerait rien. Elle était invisible. Tout ce qui me fallait. Aussitôt je me précipitais dans la salle de bain et fit mine d'ouvrir l'eau. « Voilà, voilà ! J'ai fini, j'arrive ! »

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Dim 20 Nov - 7:35

Il s’assura de verrouiller sa porte, un petit fantasme lui est passé la tête, ramener une fille à l’appartement. Il a peu de risque que ça arrive aujourd’hui, surtout avec sa sœur présente (si ça arrive vraiment là il penserait probablement qu’il est en train d’avoir un rêve étrange). En même temps, il réalise qu’il a un paquet de jouets avec lui qui ne serait pas très attirant pour toute femme qu’il attirait chez lui. À moins qu’elle soit aussi geek que lui, ce qui pouvait être vraiment rare. Il en a tellement, il voudrait bien garder son Optimus prime. C’est son préféré. Les seules qu’il pourrait probablement garder, c’est les petits robots qu’il a confectionnés lui-même. Une petite preuve de son intelligence. Bon, il faisait des petits robots qui faisaient des petits mouvements en répétition dans une seule direction, mais quand même il en était fier.

Il commence à sortir du bloc appartement pour aller dans les rues de Manhattan. Il est loin d’être dans l’Upper East Side, mais il peut dire qu’il peut aisément aller marcher dans les zones un peu plus affluentes, même s’il ne le fait pas habituellement. Il se dit que sa sœur apprécierait qu’il ait dans un lieu plus distingué. Il essaie de peser à un lieu où il pourrait trouver des femmes réceptives à ses avances. On est quand même tôt. Une partie de lui dit de battre en retraite, mais il essaie d’être confiant. Casey parle sur un ton peu nerveux, come si c’était une révélation embarrassante.

- Hum… je pense que je vais devoir donner une partie de mes figurines… si je fais un pas de travers dans mon appartement, je trébuche sur une.

Même s’il veut faire son devoir de charité envers ceux dans le besoin. C’est un peu dur de se débarrasser de ce genre de truc quand on y est très attaché. En même, il pourrait probablement se faire un petit paquet de fric en vendant tout ça chez EBay, mais l’argent n’était pas vraiment une question avec lui. Des petits contrats de pigistes, lui tombe dessus de temps en temps alors, il peut se financer lui-même, du moins il le croit.

La lumière du soleil pousse quand même assez fortement aujourd’hui ou encore une fois c’est la nature de troll qui revient. Il baisse la tête quand les deux traversent la rue. Il regarde les enseignes des différents établissements. Il ne veut quand même pas envoyer sa sœur dans un bar de danseuse par accident quand même.

- Je crois que j’ai déjà entendu de bonnes choses à propos de cet endroit de la part des autres étudiants.

Casey rentre dans le petit bar/terasse/café donc l’emblème est un crocodile moustachu. Il se met sur un tabouret un peu insécurisé. L’endroit est plutôt calme. Il a quand même quelques jolies filles, mais il peut voir qu’elles sont toutes assez occupées (généralement l’excuse qu’il se donne). On peut voir assez visiblement que sa paralysie sociale a pris le contrôle de son corps. Le barman lui demande ce qu’il veut. Il semble incapable de placer correctement un mot devant l’autre.

- Je… je vais prendre… la spécialité de l’endroit… quelque chose de léger sinon

Loin de sa tanière et avec des gens autres que ceux qu’il connait, il est un peu sans défense. Casey sent que c’est au moins un pas dans la bonne direction. On peut voir Casey en train de taper son index et son majeur sur le comptoir du bar, juste pour passer le stress. Même quand sa sœur l’a rejoint, il n’est pas tout à fait sécurisé, il ne fait que se retourner pour être mieux capable de regarder la population féminine présente au bar. Essayant de trouver une fleur digne d’attention. En fait, il doit admettre qu’il a pratiquement l’embarras du choix. Il regarde la serveuse un instant, jolie oui, mais elle est en train de travailler. Il ne veut pas la déranger. Le pirate passe rapidement à une autre. Elle a l’air en train de lire le journal, sans être nécessairement bouquineuse, elle a l’air plus âgé que lui, mais moins que Jules. En fait, c’est un tabloïd. Il l’a peut-être remarqué jusque parce que c’est une Latine et que c’est que sa sœur lui a recommandé.

Casey la désigne un peu du doigt pendant un instant, pour ensuite recommencer à recourber le regard vers le sol, glissant un petit mot à sa sœur. Il se fait discret, l’étudiant ne veut pas se faire remarquer avant qu’il est eu les bons conseils de sa sœur sur l’approche féminine. Le jeune garçon ne connait quand même rien de cette femme, elle pourrait avoir un petit ami ou truc du genre. Il veut absolument ne pas être ennuyeux ou un truc du genre.

- Tu me suggères de faire quoi si je veux avoir son attention
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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Jeu 24 Nov - 13:15

Nous avions quitté l'appartement, et je m'en sentais presque plus légère. Je savais que ces précieuses informations étaient en sécurité, calée dans le torse d'un de ces satanés robots. Je n'avais rien à craindre et je pouvais aller me balader en compagnie de mon frère sans mes affaires, et surtout sans trop m'en faire. Se promener avec une pièce de ce genre sur soi, c'était mettre en danger mon frère. Bien sûr, rien n'indiquait à un quelconque agresseur que je l'avais planqué. Néanmoins, je savais qu'il était dans mon intérêt, et dans celui de mon cadet d'agir ainsi. Je le protégeais d'une certaine façon. Et je faisais mon boulot. Quittant l'immeuble, je le suivais sans un mot. J'avais été ravie de le voir fermer sa porte, et de l'imaginer faire cela au quotidien. Il faisait attention, n'avait pas sans arrêt la tête dans les nuages. En tant que grande sœur, ça faisait du bien de voir que son geek de frangin avait aussi les pieds sur terre. C'était rassurant. « Quoi ?! Non ! Enfin je veux dire, tu les adore ces figurines ! » Là, il devait me prendre pour une folle, car moi-même je ne les aimais pas tellement ces petits bonhommes en ferraille. Il allait falloir que je fasse le tri avec lui, ou bien que je récupère ma carte rapidement. Sans quoi, il allait me la mettre aux ordures ! Non mais... grrr ! La cachette à peine trouvée, voilà qu'il me contraignait à la changer de place ! Sale gosse !

Je m'étais laissé guider, connaissant pourtant bien le coin. Je voulais l'observer discrètement, et voir quel genre d'endroit il était capable de fréquenter. Il se fiait aux dires d'autrui, et cela ne pu que retenir mon attention. Il ne sortait jamais ? J'aurais espéré qu'une ou deux soirées étudiantes soient de mise tout de même ! Par trimestre au moins... Je savais bien qu'il n'était pas dans sa nature de sortir tous les soirs. Mais tout de même ! Il lui fallait une vie sociale plus active, non ? C'était tout le mal que je lui souhaitais ! « Une menthe à l'eau s'il vous plaît... » commandais-je au barman, en m'amusant de la réaction de Casey. Il avait bafouillé. Un peu plus et il se serait planqué sous la table. J'avais à mon tour pris place sur un tabouret, et avait ôté mon bonnet. Il faisait bon ici, et l'ambiance semblait pas trop mal. La clientèle se voulait être plutôt jeune et le personnel souriant. De quoi faire de ce bar un endroit sympathique. Je voyais le regard de Casey aller et venir, passer d'une table à une autre, jusqu'à bloquer sur une demoiselle. Typée. Très jolie d'ailleurs.

Lorsqu'il me la montra du doigt, je ne pu m'empêcher de rire doucement. On aurait dit un gamin qui me montrait la huitième merveille du monde dans une vitrine de Noël,mais qu'il était trop gêné pour s'émerveiller pleinement devant elle. Il voulait se montrer discret, et devait craindre qu'elle ne le voit agir ainsi, et qu'elle comprenne alors qu'elle était le sujet de notre nouvelle conversation. En gros, il ne voulait pas qu'elle se sente prise pour cible, et donc prise au piège. C'était délicat de sa part, mais je souhaitais vraiment qu'elle ne l'ai pas vu non plus se tourner ainsi. Il me demanda conseil, à voix basse. J'en affichais un large sourire et pris le temps de réfléchir quelques instants. Mon verre arriva, je remerciais le barman et en sirotai quelques gorgée à la paille. « Alors... Eum... Déjà, relève la tête. Tu n'as plus quatre ans, tu n'as pas fait de connerie, on ne va pas t'engueuler si tu souris à une inconnue. J'sais pas moi... Commence par afficher une certaine assurance. Les femmes aiment ça. Sans aller trop loin bien sûr, car après ça passe pour de la prétention. Mais détends-toi... Cool ! Tu prends un verre avec ta sœur, t'es un type super zen... Et elle, tu la trouves charmante. Il suffit de le lui faire comprendre. Aborde-la en t'excusant, que tu n'as pas pu t'empêcher de la remarquer... Soit spontané, et même si tu trouves ton discours vieux jeu ou autre, continue ! Ça plaît ! T'as vraiment pas la tête d'un pervers, donc pour toi c'est encore plus facile ! » D'un regard bien veillant, je le lançais au défi de passer à l'action. La théorie c'était bien beau, mais il fallait agir. « Dis-toi que l'échec n'existe pas. Si ça ne marche pas, c'est qu'elle n'était pas pour toi. Te colle pas la pression, c'est inutile ! Respire, et attaque ! » Je ponctuais le tout par un clin d’œil d'encouragement et lui donnai un léger coup dans l'épaule.

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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Dim 27 Nov - 3:51

Casey montre qu’il est assez surpris que ça sœur semble être défensive de sa collection. Il aimerait bien être capable de suspecter la raison derrière tout ça. Il ne peut pas dire qu’elle a tort, mais il ne l’avait jamais imaginé comme la défenderesse de sa collection de transformers. Peut-être que s’il garderait sa collection, il les passerait un jour aux enfants de Jules, mais en même temps il pourrait sentir qu’elle lui briserait les jambes pour avoir déversé tous ses jouets chez elles, mais bon tout ça c’était à l’avenir. Casey reste quand même que peu convaincu par son argument, bien sûre il aime ses jouets, mais il semble toujours qu’il devrait au moins se débarrasser du nombre. Il aimerait bien amener la question, mais en même temps c’est tellement étrange que lui-même à des difficultés à trouver une bonne façon de l’aborder qu’il préfère se taire. Il était là pour essayer de se faire une petite amie quand même.

Il écoute la petite allocution que lui fait sa sœur, en même temps, il ne semble pas prendre la confiance qu’elle essaie de lui instiguer, mais il sait qu’il ne peut pas vraiment rien faire. Sinon il sent que sa sœur va se mettre en colère après lui. Il sent qu’il a une pointe de frustration dans ce qu’elle dit. Il se sent qu’il est devenu encore moins confiant, mais en même temps, il essaie de se donner un électrochoc. Il se dit que c’est un garçon intelligent quand même, c’est quand même quelque chose qui a été réussi par des gens moins intelligents que lui, il doit être capable de le faire. Il aurait aimé que sa sœur lui donne des directives plus claires, mais il doit le faire. C’est une question de fierté tout simplement.

Il approche la belle Latine, la belle confiance qu’il s’était faites, semble se volatiliser à chaque mot qui essaie de lui confier. Il s’imagine tous les scénarios désastreux. On voit que son cou tremble parce qu’il doit se retenir de ne pas regarder le sol. Il essaie de la regarder dans les yeux. On s’y perd dans ceux-ci, mais au moins Casey réussit ce qu’il pensait impossible. C’est-à-dire lui faire une phrase complète et presque consistante.

- Vous… vous savez que vous êtes très belles… la plus belle de cet… établissement

Il se tient là nerveux comme un pou. Il semble être sur le point de s’évaporer ou d’exploser. Comme il se doutait, la petite phrase n’impressionna guère. Casey baissa immédiatement la tête, mais essayait quand même garder la tête. Il ne voulait même pas battre en retraite pour l’instant. Elle n’avait même pas donné sa réponse. Toutefois, on pouvait voir que la femme au teint exotique avait l’air de le prendre de haut quand même. Elle semblait être assez distinguée, peut-être même du genre à faire beaucoup d’argent ou même d’être d’une famille plutôt fortuné. Toutefois, elle sonnait un peu comme un coup de dague.

- Vous venez me voir pour essayer de venir coucher avec moi, parce que vous n’avez pas réussi à avoir séduire l’autre fille là-bas? Je n’apprécie pas vraiment être considéré comme le plan B.

Casey paniqua un peu et essaya d’expliquer la situation à la jolie dame. Il parla un peu plus fort.

- Non, non, non… je n’essayais pas de la draguer, elle… seulement vous… euh… je veux dire… celle-là c’est ma sœur Jules et moi c’est Casey.

Il ne peut pas s’empêcher de regarder un peu sa grande et la pointer du doigt de façon inconsciente. Peut-être une façon d’espérer qu’elle vienne l’aider. Toutefois, il se rend compte que peu de grande histoire d’amour a commencé avec l’assistance d’une grande sœur. Il vient de s’ajouter une couche d’embarras ça c’est sûre.

-Carmen…

Il lui offre la main, elle semble être un peu surprise qu’il fasse autant de formalités à ce sujet. Il essaie de ne pas avoir tout ce trop gros plein de flashback sur ses autres tentatives de séduction. Carmen lui serre la main poliment. Elle donne vraiment l’impression de le regarder de loin et de le prendre avec des pinces. C’est comme un spécimen, elle se sait belle et est donc assez familière avec les gens qui l’abordent dans l’espoir d’avoir une des faveurs. Casey est loin d’être le premier nerveux qui l’arbore quand même. Probablement le seul qui doit être accompagné de sa sœur pour draguer. Elle regarde Jules, un moment tournant un peu la tête. Casey se replace devant son champs de vision.

- Est-ce que vous voulez que je parte

Elle réfléchit un moment. Carmen semble être plutôt détachée, mais pas désintéressée.

- Non, tu es plus poli que la plupart des types, mais s'il te plaît calme toi. Assis toi s’il te plaît, ta sœur peut nous rejoindre.

Casey s’assis poliment devant elle et ne peut s’empêcher de recourber le cou, mais il recommence à la regarder dans les yeux.

- Merci.

HP : sent toi libre de prendre le contrôle de Carmen si nécessaire.
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MessageSujet: Re: Je passais par là et... Faux ! Ҩ Casey &&. Jules   Jeu 8 Déc - 21:40

Je savais que mon frère était maladroit lorsqu'il s'agissait de la gent féminine. Il ne savait pas comment s'y prendre et manquait cruellement d'assurance. L'envie était au rendez-vous, mais il craignait tellement de mal faire, qu'il finissait par s'embrouiller, si bien que la jeune femme préférait prendre la fuite. Je trouvais personnellement que c'était un vrai gâchis. Bien sûr, en tant que grande sœur on pouvait aisément mettre en avant l'argument de objectivité compromise de par nos liens. Seulement, je m'entêtais à dire que mon frère était vraiment un amour. Il méritait de trouver chaussure à son pied comme on dit : celle qui ferait de lui quelqu'un de comblé. Serviable, attentionné... Il était même drôle lorsqu'il se donnait la peine de lever le nez de son écran d'ordinateur et de communiquer dans un anglais compris de tous, sans abréviation ni petits mots connus seulement des geeks. Et voilà qu'il me demandait conseils. Je le trouvais tellement chou dans sa démarche... Impossible pour moi de le lui refuser en prétendant qu'il était bien assez grand pour se débrouiller tout seul et qu'il devait apprendre de lui-même, de ses propres erreurs. Je savais qu'en tenant un tel discours mon frère ne se bougerait pas. Il finirait par tomber amoureux d'un robot, et annoncerait à ma mère qu'elle allait être la grand-mère de micro processeurs dernière génération. De quoi la rendre folle.

Je n'y allais pas par quatre chemins, et en même temps je restais assez évasive. Ce que je souhaitais c'était qu'il prenne de l'assurance. Il avait tout pour plaire, les cartes étaient scotchées dans sa main depuis un moment déjà. Il ne prenait simplement pas la peine de miser et de les abattre sur le tapis de jeu des relations sentimentales. Il fallait qu'il se montre avenant, qu'il la complimente, qu'il lui fasse comprendre qu'il l'avait remarqué et qu'il ne voyait à présent plus qu'elle dans cette salle. En fin de compte, il devait la rassurer en lui insufflant le sentiment d'être la huitième merveille du monde. Je nuançais la chose en précisant qu'il devait aussi garder une certaine distance, se montrer indépendant et non paraître pour un dérangé du bocal en quête d'une victime pour assouvir ses pulsions de grand malade mental. Et puis finalement, il se lança. Je l'avais poussé à le faire, mais ça n'était qu'un détail. L'essentiel était qu'il se dirigeait vers la jeune femme, et que j'observais la scène depuis le comptoir. Dans un murmure, je l'encourageais, comme s'il avait pu m'entendre par un quelconque don pour la télépathie. Je croisais les doigts pour lui, en digne sœur que j'étais. Dans un sens la situation m'amusait. Peu d'aînée avait à faire cela, non ? Du moins, à cet âge-là... Ça me semblait pourtant tout à fait naturel. Sans doute parce que j'étais tellement proche de mon frère que je ne le voyais pas grandir. Je fermais les yeux sur le temps qui passait.

Par contre, je refusais de le voir baisser la tête. « Non mais... » Grrr ! Le barman me regarda, interloqué de me voir me parler à moi-même. Jouant nerveusement avec ma paille, je les regardais sans le moindre élan de discrétion. Un peu plus et un panneau lumineux inscrit « elle vous observe » aurait clignoté au-dessus de ma tête. Je sentais qu'il perdait ses moyens. Cela se voyait dans sa façon d'agir, de se comporter. Mais il restait et j'étais fière de lui pour ça. Je savais que ça n'avait rien d'évident pour lui, et pourtant son ego le poussait un peu plus loin. Il me sembla alors entendre mon prénom. Hein ? Moi ? De quoi ? Comment ? Je les fixais, et vit alors la jeune femme, le regard posé sur moi, d'un sérieux sans égal. Merde ! J'étais repérée. Pour un agent, ça craint. Heureusement il n'y avait pas de témoin en sachant assez sur moi pour se moquer dans cette pièce. Je me levai, donnait un petit coup sur ma tunique et me dirigeai vers eux. Il fallait bien que je sauve les meubles... « Oh... J'ai eu les oreilles qui sifflaient. J'espère que mon frère n'a rien dit de mal à mon sujet. » J'adressai un sourire poli à la jeune femme, laissant Casey prendre la relève. Ma présence n'avait pas encore grillé ses chances.

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