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 Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Ven 4 Nov - 21:49



Le travail, le travail et encore le travail ! J'avais beau adoré mon boulot, il n'était pas rare de me voir traîner dans mon lit, râlant doucement tout contre mon oreiller. Du moins, quand j'en avais l'occasion. L'envie de se lever n'est pas au rendez-vous lorsque des draps bien chaud semble vouloir vous retenir prisonnière. D'autant plus lorsqu'on ne vous a pas collé, la veille, un ordre de mission dans votre casier. Une chance était que j'étais seule dans mon lit ce matin. Je n'avais aucune charmante compagnie masculine à mes côtés. Il n'y avait que moi. Moi, et moi seule, dans ce lit king size. Si une main, d'une puissante poigne certes, s'était posée sur ma taille à la première sonnerie du réveil, je me serais immédiatement faufilé hors du lit en prétendant être carrément en retard. Car oui, je n'étais pas du genre mielleuse, qui s'émerveille devant un torse bombé et un sourire en coin. Et je n'étais pas non plus très câline avec mes aventures. En fait, je ne m'y attachais pas. Tout comme je m'interdisais d'adopter un chiot ou un chaton pas exemple. C'était s'engager dans quelque chose de bien trop grand pour moi ! Ainsi, je m'étais lancé le défi de faire tenir une plante verte en l'état durant un an, afin de tester mes capacité à m'occuper d'un être vivant dans mon appartement, avec mes innombrables allers et venus. Bref ! aujourd'hui n'allait pas faire exception. J'allais me lever et arroser mon ficus. Il fallait bien démarrer la journée par quelque chose, et pour une fois que j'y pensais ! Tête en l'air, j'étais bien loin de tous ces nanas qui font sans arrêt la même chose, se retrouvant coincés dans des bureaux avec des piles de dossiers assez impressionnantes, à la maison avec trois gosses et deux corbeilles de linges à repasser, ou encore le QI d'une mouche et un chewing-gum en béton dans la bouche me donnant des airs de ruminante. Et pour dire : finir standardiste avec pour seul action de la journée le coursier qui livre un paquet me faisait presque flipper tant j'avais soif de découverte et si l'on pouvait considérer ça ainsi : de liberté. Mon job me l'offrait, et j'en savourais les avantages, en inhibant le reste. Tout comme le fait que j'allais sérieusement me faire remonter les bretelles si j'arrivais en retard. Après une rapide et bonne douche pour me remettre les idées en place, j'enfilai un jeans noir, et un débardeur blanc, que je surmontai de mon imper tout aussi sombre. Enfin, je m'emparai de mon sac. Le meilleur ami de la femme. Toujours trop grand bien entendu, même s'il faisait la taille d'un timbre poste. Idéal pour perdre tout son bordel et le surcharger de conneries en tout genre. Bref, un truc de fille ! Mon portable et de mes clés en poche, je n'avais plus qu'à récupérer mon sac de sport préalablement préparé et filer à toute allure au QG. Il fallait être efficace quand on grappillait quelques minutes à passer au lit, j'avais l'art et la manière de me débrouiller !

Ce matin, pas le temps de m'arrêter prendre un café, ni même une fine pâtisserie. J'aurais tout le loisir de piquer un donut à un de mes collègues, tout en demandant à la nouvelle recrue de se rendre à la machine à café pour moi. « Le bouton ''Noisette''. Ok ? C'est compris ? Tu ne te trompes pas, s'il te plaît... Ne fais pas comme hier, et avant-hier, et avant avant-hier... » - me voyais-je déjà articuler, craignant que le malheureux me ramène un thé au citron, ou un potage à la tomate. Je pensais même qu'on ne pouvait pas faire plus maladroit que cet empoté. Non, sans quoi le malheureux serait déjà mort ! D'ailleurs, j'en venais parfois à me demander comment ce type se débrouillerait dans le cas où on lui aurait attribuer le statut d'agent... enfin, je ne me penchais jamais très longtemps sur la question, finissant par conclure que ce serait conduire l'agence droit dans le mur ! Sagement assis à son bureau, avec ses petits papiers, il ne pouvait pas être plus efficace et utile ! Et une fois de plus, en quittant l'ascenseur avec mon sac sur l'épaule, je l'avais repéré. Il ne passait pas inaperçu avec sa cravate parsemée de bob l'éponge. Elle seule semblait hurler à la terre entière que son cerveau ne s'était pas développé au même rythme que le reste de son corps. M'avançant jusqu'à son petit bureau, claquant mes talons contre le parquet, je priais pour qu'il m'offre la réponse que j'espérais tant. « Donovan est dans le coin ? - Bonjour ? Ça va ? Oui, non, merde... Phrases toutes faites, formules de politesse... Je m'en passais. Pas ce matin et encore moins avec lui. - Pas encore arrivé mais...  » Je le stoppais dans son élan en m'emparant de son stylo, ainsi que d'un bloc de papier posé sur le bureau voisin. J'y griffonnais un simple ''Looser'' et le collait sur le front de mon interlocuteur. Pour le coup, c'était même ma victime. « Si tu l'enlèves, je te fais ta fête le mioche, compris ? » Il hocha la tête, n'osant rien dire. Non pas que le petit bout de femme que j'étais était réellement intimidant, seulement il connaissait mon statut, et m'avait déjà entendu râler. Il devait donc avoir eu tout le temps d'imaginer de quoi j'étais capable. Ce mot d'amour n'était en aucun cas pour lui. Ô non ! Il s'agissait d'un petit message pour mon cher coéquipier. Un code pour le convier à une petite séance d'entraînement. Non pas que je sois contrainte de le surveiller malgré les pizza qu'il devait s'enfiler en guise de repas quotidien. Au contraire, je devais avouer que de ce côté là, il se gérait tout seul et même très bien. J'avais juste personnellement besoin de me défouler, et sur son charmant minois c'était encore plus sympa ! Un peu de boxe thaï de bon matin pour s'échauffer... Rien de mieux pour être détendue tout au long de la journée ! Et il fallait des nerfs d'acier pour supporter l'énergumène qui me servait de partenaire. N'ajoutant rien d'autre, je tournais les talons en laissant le petit jeune tout seul avec son post-it sur le front. Je n'allais rien faire de méchant à son égard bien sûr. C'était simplement pour m'amuser ! Et puis il me servait de panneau d'affichage, me laissant alors le loisir d'aller tranquillement me changer...

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Dim 6 Nov - 13:02



Et c'était reparti pour un tour. Je me levais prêt à m'entraîner ou à me voir assigner une mission à l'autre bout du monde. Une journée comme une autre dans la vie d'Alec James Donovan. Je n'étais pas le genre de personne à aimer trainailler au lit, d'abord parce que j'estimais que c'était une perte de temps considérable – mettez bout à bout vos quart d'heure quotidien à traîner dans votre lit et vous comprendre où je veux en venir – ensuite parce que je n' en éprouvais pas le besoin. Une fois que j'étais éveillé, j'avais la capacité de passer de la position allongée à la position debout en une demie-seconde. Incroyable n'est-ce pas ? Et cette demie-seconde se transformait en un quart de seconde lorsque j'avais une femme -dont je ne me rappelais plus le prénom – dans mon lit. Ce matin, ce n'était pas le cas mais ce genre de situation se produisait régulièrement. A peine quelques seconde après que mon réveil eu sonné, déclenchant une musique à réveiller même la belle au bois dormant, j'étais sur mes deux jambes. Je me dirigeais vers la salle de bain pour prendre une bonne douche qui acheva de faire disparaître les dernières traces de sommeil qui embrumaient encore mon cerveau. Comme souvent, la flemme me prit de me préparer un petit déjeuner et j'optais pour deux croissants et un café noir et sucré achetés en cours de route. Je récupérais donc mes affaires de sports et quittais mon appartement. Plutôt mourir que de me prendre un café à la machine à café des locaux de la CIA, ils avaient un goûts infects que seul Keppner et son goût pour les cafés aux additifs chimiques noisette pouvait supporter. Je préférai encore arriver en retard, d'autant plus qu'aucun briefing n'était prévu avec Vance ce matin, il n'y a guère que pour ce genre de réunion que je fais preuve de bonne volonté et de ponctualité. De toute manière, Vance ne tolère aucun retard, pour le reste, je disposais d'une marge de manœuvre que j'exploitais largement.

La nouvelle recrue, elle, était déjà au garde à vous dans le hall du QG. Enfin, « au garde à vous » c'est une façon de parler au vue de la manière avachie qu'il avait de se tenir sur sa chaise. Sa mère n'avait pas dû lui apprendre à se tenir droit. Un petit sourire au coin des lèvres, je me dirigeais vers lui pour m'adonner à une de mes activités favorite : terroriser les nouveaux. A son air désespéré, il savait ce qui l'attendait, d'ailleurs ce n'était ce n'était pas sa première brimade de la journée à en voir le post-il « looser » affiché sur son front. « Hey McNoodle ils t'ont déjà donné un nom de code ? - McNewel. - Pardon ? - Mon nom c'est McNewel, pas McNoodle » Un nouveau sourire en coin apparu sur mon visage tandis que celui de mon interlocuteur était en train décomposer, le nouveau réalisant qu'il n'aurait pas dû faire preuve d'insolence avec moi. Je ne me souvenais jamais des noms des personnes qui n'avaient aucune espèce d'importance pour moi. Et puis, à ma décharge son physique de grande nouille molle ne m'aidait pas à me rappeler correctement de son prénom. « Peu importe, « looser » ça te vas bien aussi ». Je le sentais trépigner, mal-à-l'aise, il n'osait pas me regarder dans les yeux et son visage prenait une teinte rougeâtre. «] Qu'est-ce qu'il y a McNoodle, tu nous fais une crise d'urticaire ? - Non... c'est pas ça, c'est que ce post-it est un message pour vous de la part de Mademoiselle Keppner, elle m'a demandé de ne l'enlever sous aucun prétexte ». Bah voyons, j'aurais dû me douter que c'était encore un coup à la Keppner, elle a dû le menacer de ses yeux mitraillettes et lui n'a pas su lui tenir tête. Faut dire qu'elle avait un sacré tempérament. « Et toi bien sûr tu lui as obéis sans broncher. Tu sais si tu continue à dire Amen à toutes les débilités qu'elle t'ordonne de faire tu ne montera jamais dans son estime. Jules Keppner aime qu'on lui résiste, elle ne te montrera de l'intérêt que si tu lui tiens tête ». McNoodle semblait sceptique. « Vous êtes sûr ? - A cent pour cent, regarde, moi elle me respecte. Il faut savoir faire preuve d'un peu de fermeté avec les femmes » répondis-je en riant intérieurement mais en gardant un visage parfaitement sérieux tout en imaginant ce que McNoodle prendrait au visage lorsqu'il oserait refuser d'obéir à Keppner. Il se ferait manger tout cru, et ce serait drôle à voir. « Je ferai ça alors. Elle vous attend dans la salle d'entraînement numéro 3. Bon courage Parfait, aurevoir McNoodle ! » et je me retournais, un sourire moqueur sur mon visage, cette andouille n'avait toujours pas retiré le post-it de son front et il le garderait sans doute toute la journée avant de s'apercevoir le soir, dans le miroir de la salle de bain, qu'il l'avait toujours collé sur le front.

Je me changeais dans les vestiaires et fini par rejoindre ma co-équipière qui m'accueillit- de la façon si agréable dont elle avait l'habitude – en me collant une paire de gants de boxe sur la poitrine. « Ah Keppner, ton attitude aimable et chaleureuse de bon matin illumine mes journées. » Il enfilèrent leurs gants et protection, ça risquait de donner. « Boxe Thaï hein ? T'as besoin de te défouler Keppner ? C'est vrai que je te sentais frustrée ces derniers temps. Tout ne va pas comme tu veux dans ta p'tite vie ? ». J'eus tout juste le temps de parer le coup ma coéquipière, qui pour me faire taire, avait cru bon de me balancer un coup de pied eu visage. « Ok, tu veux la jouer comme ça ? J'espère pour toi que tu as bien pensé à mettre ton protège-dents  » là dessus j'enchainais directement avec un coup de pied retourné visant la figure. Elle le para sans problème mais cela marquait le début du combat.

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Lun 7 Nov - 7:58

Mon sac tombant lourdement sur le banc, face à mon casier, j'étais bien décidée à donner tout ce que j'avais ce matin. Motivée, je ressentais un cruel besoin de taper dans un sac, ou même mieux : dans un homme. Sentir mes phalanges faire pression contre la mousse de mes gants, y mettre toute ma hargne et évacuer le stress des derniers jours. C'était dans mon caractère. J'étais quelqu'un qui accumulait sans arrêt ses émotions et qui finissait par craquer si elle ne se vidait pas l'esprit régulièrement. C'était vital et les sports de combat m'offraient ce terrain de jeu tant apprécié. Enfilant mon bas de survêtement, je me demandais si l'autre idiot m'avait écouté. Je l'imaginais avec son post-it sur le crâne, à la merci du personnel. Je voyais même la femme de l'entretien se moquer ouvertement de lui. Quoique... Elle était trop gentille pour ça cette pauvre dame. Mon débardeur blanc passa par-dessus mon épaule et tomba directement dans mon sac de sport, cédant sa place à son cousin, légèrement détendu et d'un bleu carrément délavé. Très loin des podium de mannequinat, j'étais fin prête à m'échauffer une fois mes chaussures retirées. Les tapis n'appréciaient pas encore les escarpins. Par moment, s'il y avait bien une chose qui me définissait réellement en tant que femme : c'était ma collection de chaussures. J'en avais des tonnes, et lorsque je n'étais pas envoyée sur le terrain, elles défilaient à mes petits pieds ; quand elles ne se noyaient pas sous le café et la maladresse d'Alec. Je déposais délicatement le tout – c'est-à-dire en le jetant – dans mon casier, que je refermais d'un revers de la main. La salle d'entraînement numéro trois était à moi !

A vrai dire, je ne savais pas quelle heure il était lorsque mon coéquipier daigna se montrer. Heureusement que je ne comptais pas sur sa ponctualité. Depuis qu'on m'avait intégré à la CSD, j'avais eu le plaisir de me considérer comme l'élément sérieux de notre binôme. Celui qui regarde l'heure, celui qui respecte les délais, celui qui évalue les risques. Parfois j'avais l'impression de bosser avec un kamikaze. Une sorte de suicidaire qui fonçait tête baissée parce qu'il jugeait bon d'agir sans plus attendre. Parfois, je travaillais avec une tête brûlée, une tête à claque, une tête... Bref ! Ce matin, je m'étais concentrée sur mon échauffement et mes étirements ; et non sur l'investissement de mon cher coéquipier. Il finirait par arriver, après avoir pris son petit déjeuner, frais et agaçant. Comme à son habitude ! Ah, et bien quand on parle du loup... Il se pointe pour dévorer quelques moutons. Je voulais volontiers le rôle du chien de berger, prête à mordre. Mon attitude en disait long. Silence, absence totale d'expression, et humeur loin d'être au beau fixe. Je lui collais une paire de gants sur le torse, annonçant alors la couleur de la matinée. Je voulais le boxer, c'était aussi simple que ça. « Ah Keppner, ton attitude aimable et chaleureuse de bon matin illumine mes journées. » Voilà qui ne présageait rien de bon pour moi. Il était visiblement en forme, prêt à s'amuser avec mes pauvres nerfs. Je lui adressais alors un sourire forcé, exprimant mon manque de courage pour me montrer agréable avec lui aujourd'hui. Et bien évidemment la gentillesse à son égard se voulait être une chose extrêmement rare. Je m'empressai d'enfiler mes propres gants et relevai alors le regard vers lui. Spontanément un sourire plus franc étira mes lèvres. J'espérais qu'il soit en manque de caféine, bien énervé... Ou en manque d'autre chose, peu importe. Mieux : qu'il soit frustré. Parce qu'en entraînement, Alec, c'était un peu comme mon punching-ball. Je me jetais sur lui, quitte à finir sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terre et de faire la toupie à m'en retourner l'estomac. Je m'en fichais. Je pouvais cogner sur quelqu'un, une personne avec ses réflexes, ses parades, ses propres attaques. « Tu sentais rien du tout ces derniers temps, donc... - De puis, il s'en foutait royalement de ma ''petite vie'' comme il disait. Je tentais de le frapper, d'un bon coup de pied au niveau du visage. Il l'esquiva à temps, teintant alors mes pupilles d'une pointe de déception et nos regards se croisèrent. - ...Tais-toi. »

J'avais lancé la machine, titillé sa fierté de mâle, provoqué l'homme dans toute sa splendeur. Et lorsqu'une de ses répliques ouvrait le combat, cela annonçait quelque chose d'intéressant, tout ça parce qu'il partait avec l'envie irrémédiable de me mettre à terre, qu'il pensait par avance me coucher. Et j'aimais me donner à fond pour le faire mentir. A croire que cela me motivait plus que tout le reste. Mieux me battre ? Certes. S'entretenir ? Mais encore... Rire et taquiner mon petit ''Crazydog''  suite à une éventuelle victoire ? Rien de mieux que ce petit plaisir ! J'évitais donc ses représailles, et repartais à l'attaque. Mes petits poings cognaient avec rage dans les siens, alors que je veillais à ne pas m'en prendre une. Les effets de surprises, Alec les aimait bien. Moi, un peu moins lorsqu'il s'agissait d'entraînement. A mon arrivée ici, j'avais très souvent fini par m'écraser sur le tapis. A plusieurs reprises. Il avait sans doute cru me mater, comprenant très vite que je n'étais pas du genre à me laisser faire. Je tenais tête à quiconque voulait se frotter à moi, prenant le risque de se piquer. Même si je flanchais, je me relevais et j'encaissais. Avec Alec je l'avais fait. Et après un peu plus de six mois en sa compagnie, j'avais grandi. C'était bête à dire, et horriblement difficile à avouer pour moi. Mais oui, cette andouille m'avait apporté quelque chose. De ce fait, je le lui avais bien rendu, le remerciant de cet accueil, en laissant l'empreinte de mes dents au-dessus de son poignet. Bloquée, j'avais fini par le mordre. Je sais, je sais... Une vraie sauvage. Le lendemain, je faisais une batterie d'examens, vérifiant que je n'avais pas attrapé la rage. (a) « Mon petit mot... t'as fait... plaisir ? Je me suis appliquée... J'y... ai mis... tout mon amour. »

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Lun 7 Nov - 20:56

Un combat de boxe thaï, rien de tel pour bien démarrer la journée. Jules semblait motivée et comme en plus c'était une excellente combattante, ça promettait d'être intéressant. Il ne fallait pas se fier à sa petite taille, ma coéquipière pouvait mettre au tapis des mecs d'un mètre quatre-vingt dix bien baraqués. La force n'était pas nécessaire quand on avait la technique et l'intelligence du combat. Et Jules avait les deux. Elle maîtrisait parfaitement ses étaient coups d'une précision remarquable, elle savait saisir les opportunités, frapper ou il fallait quand il fallait avant d'esquiver une éventuelle contre-attaque. Elle avait une réactivité et une souplesse impressionnantes qui en faisaient une espionne redoutable. Si je grimaçais lorsqu'elle me battait en combat d'entraînement, je devais bien reconnaître que ses aptitudes au combat m'avaient plusieurs fois sauvées la vie en mission. Elle semblait trépigner d'impatience, d'ailleurs elle ne tarda pas à m'envoyer un coup de pied au visage pour me faire taire, coup que je parvins néanmoins à parer. Nos regards se croisèrent un instant avant qu'elle ne me lance un « Tais toi » sec et cassant à m'en hérisser les poils des bras. Non mais d'où est-ce qu'elle se permettait de me parler ainsi ? Je me forçais à rester calme, sachant pertinemment où elle voulait en venir : un adversaire énervé se laisse aller à ses émotions et se laisse plus facilement berner. Ses coups sont moins précis, plus précipités, il est moins réfléchit et laisse plus d'ouvertures à son ennemi. Jules connaissait parfaitement mes points faibles, c'était le problème d'ailleurs, elle savait comment me titiller et elle savait qu'une fois énervé, je perdais mes moyens au combat. C'était peut être pas très loyal, mais on apprend vite en mission à mettre la loyauté et le respect des règles de l'art du combat pour sauver sa peau. Le plus motivant dans tout ça c'est que je sais parfaitement ce qui arrivera si elle remporte le combat. Elle va me bassiner avec ça pendant des heures, enfonçant joyeusement le couteau dans la plaie en me mettant constamment sous le nez ma défaite. Je ferai tout pour éviter ça et soit dit en passant c'est moi qui la narguerai quand je la mettrai à terre. Et vu sa fierté, ça ferait mouche. On disait que j'étais le fier et orgueilleux du duo, mais c'était sans compter la hargne et l'amour-propre de ma partenaire. Une fois d'ailleurs j'avais réussi à l'acculer, et, pour ne pas s'admettre vaincue, elle m'avait mordue. Enfin, c'était l'interprétation que j'avais faite pour la faire enrager, en réalité je savais bien qu'il s'agissait d'un réflexe de survie comme tout le monde peut en avoir mais c'était bien plus drôle de lui demander d'aller se faire examiner pour voir si elle avait la rage au vu de son comportement inadmissible. Le pire c'est qu'elle l'avait fait ! J'étais très fier de cette blague mais si jamais elle apprenait que ça en était une elle m'en voudrait et vu qu'en mission elle a ma vie entre ses mains, mieux vaut ne pas trop l'énerver. « Mon petit mot... t'as fait... plaisir ? Je me suis appliquée... J'y... ai mis... tout mon amour  »« Si pour toi ça c'est de l'amour, je plains tes petits amis. Et puis je vais te faire mentir, c'est moi qui vais te mettre à terre...avec tout mon amour ».

Là dessus je fis un pas en avant et feinta un direct du bras avant avant que mon bras arrière vienne à une vitesse fulgurante lui toucher les côtes. Je n'eus cependant pas le temps d'éviter sa contre attaque et elle me repoussa d'un coup de pied chassé sur la cuisse. Je me remettais rapidement en position, prêt à relancer une attaque ou à en esquiver une. Je ne pu cependant m'empêcher de titiller à nouveau ma partenaire, qui semblait prête au combat, ses grands yeux bleus reflétant une grande concentration. Je ne peux nier que Jules est une femme sexy et séduisante, elle dégage une certaine assurance, quelque chose de presque animal. Ses grands yeux bleus ont quelque chose d'envoûtant. Elle était loin de passer inaperçu et je souriais souvent des regards envieux que me lancent les hommes lorsqu'en mission, elle se tient à mon bras dans les soirées chics auxquelles nous sommes conviés grâce aux fausses identités que nous fournissent la CSD. Toujours concentrée, le visage fermé, Jules semblait me jauger. « Aller Keppner, tires pas cette tête. Tu me fais peur, tu vas pas me refaire le coup de me mordre hein dis ? Parce que tu avais exactement cette tête là la dernière fois. Et dire que c'est moi qu'on appelle Crazydog non mais tu t'es v... » Jules avait lancé son attaque, un direct du point arrière qui se dirigeais droit sur mon visage. J'eus tout juste le temps de l'esquiver d'un mouvement de tête sur le côté suivi de mon bras qui cogna le sien pour éviter le coup et l'emporta dans son élan. Cela eu effet de la faire pivoter, se retrouvant dos à moi. Je la ceinturai de mes bras pour l'empêcher de bouger mais la tigresse se débattait. D'accord, c'était pas très fair play de ma part, surtout que ceinturer en boxe était interdit, mais j'adore la titiller... quand ce n'est pas elle qui se jette sur moi pour finir comme un sac à patate sur mon épaule. J'aimais ces moment « hors combat » avec elle où on se chamaillait, c'était notre manière inavouée de nous détendre avant ou après une mission dangereuse et stressante. Jules ne cessait de se débattre, à croire que ses ressources d'énergie étaient inépuisables. Je levais les yeux au ciel tout en resserrant mon étreinte, et, la maintenant fermement contre moi, je lui susurrais à l'oreille ce doux mot d'amour « Looser ».

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Jeu 10 Nov - 15:19

Il fallait qu'il se taise et qu'il se concentre sur l'entraînement. Mon adversaire se devait d'être attentif, sur ses gardes et prêt à tout pour m'épuiser. C'est ce que je recherchais en me rendant ici : qu'on me pousse au-delà de mes limites. Toujours plus loin. Et si j'atteignais finalement un point de non retour, je pouvais me réjouir de mes performances. Face à moi, Alec. Et avec lui il était indéniable que je me dépensais. Il me donnait envie de me surpasser, dans le simple but de lui en faire baver ensuite et de rappeler à son ego de mâle qu'une femme l'avait touché et couché. C'était un petit plaisir certes, mais tellement doux. J'en redemandais sans cesse ! Je lui ordonnais de se taire, dans un élan de provocation pure et dure. Tout cela fonctionnait à merveille, nous amenant à enchaîner les coups et actions. Je les évitais au mieux, frappais avec force et faisait preuve de ruse. Feintes en tout genre... Tout y passait. Et ces techniques étaient partagées. Tout ces exercices et cette pratiques étaient importants et essentiels. Sur le terrain nous n'avions pas le droit à l'erreur. Sans quoi, le prix à payer pouvait être notre propre vie. Loin d'empiler des legos ou de faire des gâteaux, on jouait avec le feu, pour une organisation, une nation, et plus encore un but. On se défendait, et tout cela en apprenant à attaquer. Ne dit-on pas : ''Si vis pacem, para bellum'' ? En un sens nous voulions notre paix et pour cela nous préparions à notre manière notre guerre. Celle du renseignement, nous permettant d'avoir au minimum un coup d'avance. J'étais ainsi, stratégique jusqu'au bout des doigts.

Ainsi, je cherchais à déstabiliser Alec. L'énerver était un très bon moyen de le faire tomber. Il en perdrait ses moyens, sa raison, et finirait alors aveuglé par ces émotions. Pour cela, j'y allais de ma petite réflexion et lui rappelais le tendre mot collé sur le front de l'autre abruti, en guise de bonjour. J'étais pleine de bonnes attentions. Il pouvait s'estimer heureux que je pense à lui de si bonne heure ! Malheureusement, il s'en servit contre moi, usant des mêmes viles techniques pour me déstabiliser. En évoquant mes éventuels petits amis, il s'attaquait à ma vie privée. Chose qui, venant de lui, m'agaçait au plus haut point. Souvent, je le faisais marcher et je m'amusais en attisant sa curiosité et laissant planer le mystère sur mon compte. Seulement cette fois-ci, il me parlait d'amour et je le prenais au premier degré. Trop sérieuse pour y voir un jeu, je fonçais tête baissée dans le panneau. « Personne n'a jamais eu à se plaindre de moi. La ferme et frappe. Peut-être que le fantasme de me mettre à terre se réalisera. » J'accentuais volontairement le “me mettre à terre”, et donnais un nouveau coup au niveau de son visage, joliment paré. « ...Ou pas ! »

J'allais l'étriper. Je me voyais déjà avec un sourire sadique et un énorme couteau de boucher, prête à le découper en petits morceaux. Je voulais en faire d'infectes apéricubes. Et je râlais, je le faisais savoir. Je me débattais comme si ma vie en dépendait, telle une véritable furie. Il faisait naître en moi des envies de meurtre. Je souhaitais plus que tout le faire chuter, visage contre terre. Je voulais qu'il aille taper la bise à ce tapis usé et qu'il lâche un profond gémissement m'affirmant qu'il avait fait un plat. Je l'avais mauvaise, alors qu'il me ceinturait. Non mais il savait que j'avais horreur de ça en plus ! J'étais capable de péter un câble lorsque je me sentais prise au piège. S'il y avait bien une chose qui m’insupportait c'était ce sentiment d'infériorité. Bloquée entre ses bras, je voulais m'en libérer. Je voulais échapper à cette étreinte et me ruer sur lui pour lui faire ravaler ses mots. On se cherchait très souvent, et j'avais volontairement allumé la mèche. Parce que je savais pertinemment qu'il pouvait aisément me faire sortir de mes gonds. Alec me poussait souvent à bout, et ça me faisait un bien fou. Je me laissais aller, exprimant alors tout ce que je retenais d'ordinaire pour faire bonne figure. Dans ce genre de situation, je pouvais crier un bon coup et lui coller mon coude dans les côtes. Quand j'en avais l'occasion, bien sûr... « Alec ! Je ferais pire que te mordre ! Je vais te tuer ! » Oh ! Des menaces ! Loin de le choquer, je pouvais même dire qu'il en avait l'habitude. Rares n'avaient pas été les fois où je lui avais gentiment proposé un plomb dans le derrière, lorsque j'étais chargée de le couvrir. Il savait que je n'en pensais pas un mot. Du moins, je l'espérais pour lui, pauvre petit. « Lâche-moi, et je t'offrirais un nonos Crazydog ! » Aucune réaction. Il resserrait même son étreinte autour de moi. Je n'avais rien d'une prisonnière, si bien que je décidais d'élever la voix. « Aleeeec ! » Et puis plus rien. Je lâchais prise, ne bougeant plus. Soudainement, je lui laissais entrevoir la victoire. S'il manquait de loyauté, je n'allais pas me gêner pour en faire de même. Muette, j'attendais sagement qu'il baisse sa garde.

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Sam 12 Nov - 21:43

Si en combat avec Jules, je parlais beaucoup, cela ne m'empêchait pas de me concentrer et de rester en pleine possession de mes moyens. A vrai dire, la provocation et les joutes verbales faisaient pour moi partie du combat, en tous cas avec Jules. Et puis on apprenait bien vite qu'atteindre psychologiquement quelqu'un et lui faire perdre confiance en soi donnait un avantage parfois décisif sur le terrain. J'avais cette faculté de pouvoir à la fois me concentrer sur les mots et sur mes gestes. A chaque fois que j'ouvrais la bouche, mes mouvements restaient parfaitement calculés, mes muscles prêts à bondir dans une initiative de frappe ou dans un réflexe défensif. Ça pouvait énerver ma partenaire et parfois, ça faisait mouche. D'ailleurs, elle semblait déjà excédée par mes paroles. Jules était butée, quand elle s'était mise quelque chose en tête, vous pouvez être sûr qu'elle ira jusqu'au bout, et en l'occurrence son objectif était de me battre. Si je semblais sûr de moi et me permettais même de la provoquer, je n'en étais pas pour autant moins attentif. Elle était rapide et capable de saisir la moindre ouverture pour vous mettre à terre, un seul moment d'inattention pouvait être fatal et je restais sur mes garde. Je voyais clair dans son jeu, elle cherchais à me déstabiliser mais je restais concentré, hors de question de la laisser gagner. Son obsession de me mettre à terre pouvait être exploitée et retournée en ma faveur. Elle voulait me faire mordre la poussière, c'était clair mais elle était loin de l'avoir fait et elle s'imaginait déjà me narguant après ma défaite. Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, elle mieux que quiconque devrait savoir que je suis un gars plein de surprise. Je décidais donc de tirer un peu sur la corde sensible. Jules avait horreur de parler de sa vie privée, encore plus lorsqu'il s'agissait d'amour ou du moins, de ses relations avec les hommes. Dès que je la lançais sur le sujet, elle devenait agressive et m'envoyait balader, je ne savais pas si elle agissait comme ça avec tout le monde ou juste avec moi. « C'est étrange tu vois, parce que Ryder lui il n'hésites pas à se plaindre de toi justement. Je sais pas ce que tu lui as fais mais il est sacrément remonté. Remarque, ça ne m'étonne même pas à vrai dire, il devrait recevoir une médaille pour t'avoir supporté tout ce temps ». Bon d'accord, j'abusais un peu, mai je n'avais pas résisté, je connaissais son ex, ils ne pouvaient plus se sentir depuis leur séparation, alors je trouvais gonflé qu'elle puisse me dire à moi qu'aucune de ses ex conquêtes n'avaient rien à lui reprocher.

Autre chose que Jules ne supportait pas : se sentir piégée, elle avait horreur de ça. Aujourd'hui j'étais bien décidé à lui en faire baver, aussi bien physiquement que psychologiquement... dès fois qu'elle baisse sa garde. On peut rêver. Et le coup de la ceinturer pour la coincer, ça marchait. Elle perdait une énergie considérable à essayer de se débattre mais c'était peine perdu, j'ai physiquement plus fort qu'elle et elle ne pouvait rien faire. Du moins, rien qui n'implique la force physique. Ma partenaire s'énervait, frustrée de ne pouvoir se dégager de mon étreinte et je prenais un malin plaisir à la voir se débattre vainement et à s'énerver au fur et à mesure qu'elle se rendait compte qu'elle ne parviendrait pas à me faire lâcher prise. Son irritation se retrouvait d'ailleurs dans ses paroles et dans le ton qu'elle employait, précisant qu'elle n'allait pas se contenter de le mordre mais qu'elle allait le tuer. « Oh bah voyons, tout de suite les grands mots. Faudrait déjà que tu arrives à te libérer pour ça. Tu sais que tu me terrifies à gigoter comme chimpanzé ». Si mon geste n'était pas très loyal, je ne le regrettais pas, je me fendais la poire. Elle tenta de me provoquer sans doute dans une dernière tentative pour que je la lâche mais ça ne marchait pas, Crazydog était peut être fou mais pas stupide. Je ne répondais pas et me contentais de lever une nouvelle fois les yeux au ciel et de resserrer mon étreinte pour la punir de penser qu'elle pouvait m'avoir si facilement et de me prendre pour un imbécile. Elle poussa un dernier cri, puis plus rien. Elle cessa de se débattre, ses muscles se relâchèrent et elle ne disait plus rien. « Et bah Keppner, tu abandonnes déjà ? C'est pas ton genre. Aller, où est passée la Jules Keppner butée et déterminée que je connais, t'as plus d'énergie et de hargne que ça d'habitude... pfff t'es pas drôle ». Par méfiance, je maintenait mon étreinte, mais Jules ne réagissait toujours pas. Peut-être était-elle fatiguée et n'avait-elle pas autant de détermination que d'habitude. Je n'avais jamais vu Jules abandonner quelque chose, d'où ma méfiance, mais personne n'était à l'abri d'un coup de fatigue et l'inquiétude à son sujet commençais s'insinuer en moi. « Jules ? » . Pas de réponse. Il était rare que je l'appelle par son prénom, c'était souvent quand j'étais inquiet pour elle. Tant pis. Je desserrai donc mon étreinte pour voir ce qu'il en était, la réaction de ma partenaire fût fulgurante. Elle m'envoya un coup de coude dans les côtes et je poussais un cri de douleur et de surprise. Je la lâchais tandis que par réflexe je me pliais en deux, mes mains se posant sur mes côtes douloureuses. «Pas cool ça Keppner.. ahh... » lançais-je d'une voix rendue faible par la douleur. Je me redressais finalement, prêt à en découdre, plus déterminé que jamais à lui faire mordre la poussière. Finis le jeu, finis la rigolade, cette fois j'allais me battre. Mon attitude avait changé. Ma bouche restait fermée, mes yeux, dépourvus de toute lueur complice, la scrutaient avec une concentration à toute épreuve. « Ça, tu vas le regretter » lançais-je d'une voix grave. Sur ce je me mettais en garde. Le combat pouvait reprendre, nous étions tous deux de nouveau dans la course.

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Dim 13 Nov - 23:32

Le meilleur moyen de me faire péter un câble, c'était de s'attaquer d'une quelconque manière à ma vie privée. Aborder le sujet de ma vie sentimentale revenait à dégoupiller une grenade ou enclencher une bombe à retardement. Plus ça allait et plus je m'énervais. Je ne supportais pas que l'on parle de mes relations, sans doutes parce qu'elles me rappelaient toute un cuisant échec. Je n'étais pas douée pour ça. J'étais même pire : une handicapée des sentiments. J'étais une véritable attardée de la relation amoureuse. Le couple ? C'était un étrange concept pour moi, flou et presque mystique tant il me paraissait bizarre. J'avais connu des histoires, mais parfois je me demandais comment j'en étais arrivée là. Un miracle sans doutes... Tout comme avec Ryder. Lorsqu'Alec prononça son prénom, mon sang ne fit qu'un tour. Me parler de mon ex, c'était bas ! Ryder se plaignait parce qu'il n'avait rien d'autre à faire. Il le faisait parce qu'il m'en voulait, qu'il cherchait à me rendre barge et qu'il avait toujours eu un pet' au casque. Il se plaignait parce qu'il devait être frustré de ne pas être finalement avec sa chère Kaley, celle qui m'avait pourri l'existence à distance, sans même me connaître ! Quoiqu'il ait pu m'en dire, j'avais toujours eu des doutes à son sujet. Manque de confiance ? Surtout en ma propre personne. Et c'était depuis cette rupture que je préférais prendre la fuite avant de me rendre compte que j'allais en souffrir. Je ne donnais plus dans le masochisme. Je voulais tout faire pour zapper ces histoires, et voilà qu'il me les mettait sous le nez. Alec connaissait Ryder, et il s'en servait contre moi. Il l'utilisait et le mettait en avant lorsqu'il s'agissait de me faire flancher. Ça marchait. Je le détestais. « Ouvre encore une fois ta bouche pour me parler de lui et je te casse la mâchoire. » J'étais sérieuse. Quitte à être immobilisée le temps de son rétablissement, j'étais prête à lui exploser la tête s'il le fallait. Qu'importe s'il en perdait des dents au passage, cela lui ferait passer l'envie d'afficher ces larges sourires agaçants à souhait. J'étais encore plus hargneuse, voulant alors le considérer comme l'homme à abattre à cet instant précis, sans avoir d'autres armes que mes poings. Une fois lancée, on ne m'arrêtait plus. Si bien que j'en étais presque aveuglée. Je finissais par m'en mordre les doigts... Et ça ne loupa pas.

Je m'étais retrouvée coincée entre ses bras. De quoi me rendre folle de rage. Me débattant comme une furie, j'avais fait mine de tout donner. Je l'avais menacé, j'avais donné des coups dans le vide, je m'étais efforcée de gigoter dans tous les sens... Sans aucun résultat. Il avait plus de force que moi et prenait un malin plaisir à m'en faire la démonstration. Je me sentais mal ainsi prise au piège. Certes, ce n'était qu'un entraînement... Et pourtant je n'arrêtais pas de me dire que sur le terrain, j'aurais été fichue. Ce qui franchement, me foutait la trouille. Jamais, ô grand jamais, j'irais jusqu'à l'admettre. Mais c'était un fait, et je vivais avec. Je repoussais sans arrêt mes limites pour être en mesure de tout avoir sous contrôle. Ainsi, lorsque j'eus l'idée de baisser les bras, la réaction d'Alec ne m'étonna pas. Il n'était pas stupide au point de me lâcher sans plus attendre pour savourer sa victoire. En un peu plus de six mois, il avait appris un paquet de choses à mon sujet et goûter à mon entêtement. Et puis lorsqu'on me comparait à un primate, on pouvait généralement s'attendre à des représailles. Je n'étais ''pas drôle'' selon lui. Tant mieux, c'était exactement le message que je voulais lui faire passer. Je n'avais pas envie de rigoler ; pas maintenant, une fois bien remontée et à cran. Il n'avait eu de cesse de resserrer son étreinte, et je me demandais bien s'il allait finir par me lâcher. Je ne disais rien, gardant le silence et fermant doucement les yeux. Je faisais mine d'être épuisée, je voulais que ça fonctionne. Lorsqu'il prononça mon prénom, je compris que j'avais marqué un point. Il ne le faisait jamais. Ou du moins, très rarement. Je le sentis alors se détendre et me relâcher. L'occasion était à saisir ! Mon coude vint se loger avec violence dans ses côtes et je m'éloignais de lui en quelques foulées.

Il avait visiblement mal. J'y avais peut-être été un peu fort. Tant pis, c'était trop tard. Même plié en deux, mon coéquipier ne savait pas la boucler. Oui, je n'étais pas cool quand je voulais, tout comme je n'étais pas drôle. « Tu m'as cherché... » Je sais, ça aussi c'était facile comme excuse. Je le laissais quand même se relever, comme quoi je ne lui volais pas la victoire. A en voir le regard qu'il me lançait, il était sacrément en pétard. J'avais aussi heurté son ego, oup's ! Il me fixait, prêt à me faire faire quatre fois le tour de mon jogging ! Replaçant mes petits poings à hauteur de mon visage, nous étions tous les deux prêts à recommencer. J'étais méfiante, me doutant bien que j'allais déguster. Il s'avança, et les coups repartir à la suite des menaces. J'allais le regretter. Dans un dernier élan de provocation, je laissais un « Bouuuh... » s'échapper d'entre mes lèvres rosées. Le ''bouh'' de trop probablement. Il partit au quart de tour, enchaînant les attaques. Et moi, je les esquivais tant bien que mal. Il me faisait reculer, à chaque frappe. J'avais peut-être abusé sur ce coup là, me surestimant pour encaisser tout ça. Et il ne se stoppait pas ! Une vraie machine de guerre ! Il enchaînait les coups et semblait très satisfait de sa performance. Très concentré, il ne laissait rien au hasard et m'entraînait au bord du tapis. Je suis sûr que gamin, il était du genre à se prendre pour une terreur en dirigeant une armée de petits soldats et en décapitant les Barbies de sa sœur. « Temps... Mort... » Je pouvais toujours rêver. Me saisissant par le bras, il me fit pivoter et au passage chuter. Moi ? Par terre ? Pas sans lui. M'agrippant à lui, je le forçai à m'y accompagner. Qu'il m'écrase, terminant sa course au sol en se servant de moi comme coussin, je m'en fichais. Je n'étais pas la seule à être allongée sur ce foutu tapis !

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Jeu 24 Nov - 19:52

« Tu m'as cherché... » . Non mais elle était gonflée, qui est-ce qui avait commencé à traiter l'autre de looser par nouvelle recrue interposée ? Plié en deux dans un réflexe et suite à la douleur je trouvais que Jules était particulièrement injuste, je l'avais bloquée dans ses mouvements mais ne m'étais pas permis de l'attaquer avec autant de force. Je sais bien qu'un homme est censé être gentleman avec une femme et ne pas y aller trop fort mais ce n'est pas une raison pour qu'elle se croit permis de frapper aussi bassement. Elle allait voir ce qu'elle allait voir, on ne frappe pas Alec James Donovan impunément. Jules allait goûter à mon plat préféré : la vengeance. Je me reconcentrais et me remis en garde, les poings protégeant mon visage, le pied gauche en avant. Je me mis en mouvement histoire d'instaurer de l'incertitude quand à ma première attaque, cherchant à créer un décalage pour la prendre par surprise, là où elle s'y attendait le moins. Mon attaque fut fulgurante, feintant un direct du bras avant, je lançais immédiatement mon bras gauche à l'attaque d'un crochet qu'elle parvint à éviter de justesse. Elle jugea même bon de me provoquer une dernière fois, renforçant ainsi ma détermination à lui faire mordre la poussière. Je ne me laissais pas déconcentrer et ne réagit pas, imaginant déjà une combinaison d'attaques pour la surprendre. A partir de là, mes feintes et attaques s'enchaînèrent, variant coup de pieds chassés, fouettés, coups de genoux et de tibias en ligne basse, en ligne médiane et en ligne haute et cassant le distance à l'aide de mes poings pour passer d'une distance à portée de pied à une distance à portée de bras en quelques centièmes de secondes. Jules esquivait ou paraît toutes mes frappes, mais je savais que je la tenais, elle ne pourrait pas maintenir ce rythme infiniment, un des mes coups finira par la prendre par surprise. Et ma patience finit par être récompenser, en parant un de mes directs avec son bras, elle me donnait l'opportunité que j'attendais. Je la saisit par ce bras qu'elle me tendait bien malgré elle et la fit pivoter tout en la balayant d'un coup de pied bas au niveau de sa cheville. Déséquilibré, elle tomba en arrière mais trouva tout de même le moyen de m'entraîner dans sa chute. Du Jules Keppner tout craché. Elle ne pouvait pas supporter de perdre et préférait encore prendre le risque d'être écrasée que de s'avouer vaincue. Son entêtement pouvait être irritant mais c'était aussi ce qui lui était salutaire. Jules n'abandonnait jamais, elle était comme ça, c'était ce qui faisait d'elle une bonne espionne, mais elle pouvait aussi se mettre dans de sales draps. Et bah voui, je ne suis pas le seul à m'attirer des ennuis en mission et encore heureux que j'étais parfois là pour sauver ses jolies petites fesses. J'étais le casse-cou et « l'irresponsable » mais ma co-équipière avait la palme de l'entêtement.

Dans un réflexe, je mis mes mains en avant et retomba sur les coudes, ce qui permit de ralentir ma chute au moment de l'impact et de ne pas écraser Jules. Quoi que... tout bien réfléchi, m'écraser sur elle de tout mon poids lui aurait peut-être donné une bonne leçon. Nos deux corps se touchaient, j'étais au dessus d'elle et lui jeta un coup d'œil pour vérifier qu'elle allait bien. Elle n'avait pas hurlé, rien, ses yeux ne laissaient pas transparaître une douleur quelconque. All Clear. Les yeux de Jules étaient troublants, elle me regardait souvent avec un air hautain ou excédé selon les situation. Or, toute trace d'exaspération ou de provocation avait disparu de ses grands yeux verts aux éclats noisettes, qui, je dois l'avouer, ne manquent pas de charme. Que ce soit clair, Jules était une belle femme et moi qui l'avais vu dans de nombreuses tenus ne pouvait nier qu'elle était sexy. Il y avait également cet air farouche, ce besoin d'indépendance chez elle qui ne laissait pas les hommes indifférents. Et moi, j'étais comme tous les hommes. Jules avait beau être ma co-équipière, je n'en avais pas pour autant fait l'impasse sur sa beauté et le contact de son corps sous le miens n'aidait pas vraiment à me reconcentrer. Je refusais pourtant de me laisser aller, Jules était ma co-équipière, je remettais ma vie entre ses mains, il est hors de question de compliquer les choses. Et puis de toutes façons, elle est insupportable, alors ça règle la question...hein ? Pour couper à ce moment... étrange, je ne résistait pas à relancer les provocations. « C'est marrant, je te croyais plutôt le style de femme à préférer être au-dessus. » Oui je sais, je profitais de la situation, mais que voulez-vous, Jules était à ma merci, bloquée par le poids de mon corps sur le sien. J'avais bien le droit d'en profiter un petit peu, non ? Après le coup qu'elle m'avait envoyé dans les côtes, c'était de bonne guerre.

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Jeu 1 Déc - 16:59

J'avais récolté ce que j'avais semé. En le provoquant de la sorte, j'avais fait sans le moindre doute une grosse erreur. Et c'est ce qui m'avait amené à encaisser les coups. Gauche, droite, ne sachant plus où donner de la tête, j'avais demandé une pause. Penses-tu... Il me faisait payer le coup dans les côtes, c'était très clair. Je pouvais même imaginer un panneau lumineux clignotant au-dessus de sa tête : ''Tu vas le regretter Jules !''. Il me fusillait du regard, prêt à se jeter sur moi une fois qu'il m'aurait mis à terre. Je le devinais sans mal, et je voulais à tout prix l'éviter. Je savais ce qui m'attendait et j'en étais déjà verte de rage. Si bien que lorsque la chute arriva, je ne pu que me retenir à lui et l'y entraîner. Je préférais ça à une cuisante défaite. Ma tête cogna contre le tapis, je grimaçai mais me forçai à m'en remettre sans plus attendre, retrouvant mes esprits dans l'espoir vain de retourner la situation à mon avantage. Loupé ! Alec m'était tombé dessus, de tout son long, à défaut de son poids. De ses bras, il m'avait épargné, prenant soin de ne pas m'écraser. Toujours là pour me protéger, même de lui-même pour le coup. Il aurait eu toutes les raisons du monde de se laisser lourdement tomber sur moi, allant jusqu'à me couper la respiration. Seulement, il n'en était rien et au contraire même, il s'assurait que je n'avais rien. Son coup d’œil ne pu m'échapper et l'attention me fit plaisir, bien qu'il m'était difficile de me l'avouer. Parfois je me donnais l'impression d'être intransigeante et tout simplement odieuse avec lui. Incapable de l'ignorer, de le laisser dans sa merde lorsque c'était le cas, je me voulais pourtant attentionnée dans mes actes. Bien moins dans mes paroles. C'était plus fort que moi, tout bonnement naturel. Il ne m'épargnait pas non plus, ce qui n'arrangeait rien. Seulement cette fois-ci, en l'ayant au-dessus de moi, je ne trouvais rien à dire. Je n'avais même pas eu l'idée de hurler pour faire naître une quelconque inquiétude dans son regard. Pourtant, ça aurait été amusant de le voir ainsi, regrettant presque ce qu'il avait bien pu me faire. Mais il n'en était rien, parce que j'avais été privée de tout élan de comédie dès lors que ma main s'était crispée sur son t-shirt et que je m'étais cramponnée à lui comme si ma vie en dépendait.

Prise au piège, il me fallait très vite réfléchir, pour me permettre d'en faire de même de mes actes. Je devais me sortir de là, à tout prix. Non pas que la sensation de ce corps chaud et musclé tout contre le miens était désagréable, mais il s'agissait d'Alec... Mon coéquipier et son sourire en coin qui me faisait trop souvent sortir de mes gonds. Je n'avais rien à redire sur son physique, plus qu'appréciable soit dit en passant, néanmoins je gardais à l'esprit la notion de travail, de professionnalisme et puis son caractère... Ce qui n'était pas rien, il fallait le reconnaître. Cela pesait même lourd dans la balance. J'avais ma petite fierté, bien que mes yeux m'aient sans doute trahi. Les bras le long du corps, je ne bougeais plus. Je le fixais, sans faire le moindre geste. J'étais muette, sérieuse, et en même temps troublée. J'avais l'impression que ses yeux bleus me sondaient, jusqu'à deviner la moindre de mes pensées et même découvrir que si je gardais toujours un œil sur son derrière, ça n'était pas qu'au sens figuré pour assurer sa sécurité, mais aussi parce que le dit postérieur était charmant. C'était étrange, et les secondes paraissaient semblables à de longues minutes. Jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche et casse ces quelques instants à l'aide d'une réplique digne de son rang de crétin. Je fermais doucement les yeux, sans rien ajouter. Mes poings se décontractèrent, et l'une de mes mains finit par remonter jusqu'à sa taille. Elle se faufila sous son t-shirt en une fraction de seconde, pour venir l'effleurer du bout des doigts. Juste ce qu'il fallait pour le titiller, pour le chatouiller, pour qu'il cherche à me stopper net en s'emparant à nouveau de mon poignet. Ce qui m'était nécessaire pour le faire basculer sur le côté et inverser les rôles. Prenant mon élan, je mis toute la bonne volonté du monde, du bout de mes petits bras, pour le pousser. Une fois le beau brun à ma place, momentanément prisonnier, j'affichais un léger sourire. « Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est ce que je préfère. Mais j'aime bien, oui... » Je soupirais doucement, reprenant mon souffle, puis levai les mains en signe de paix. Je brandissais le drapeau blanc à ma manière, réclamant un break. Une fois chose faite, j'en profitais cette fois-ci pour me rattacher les cheveux en un semblant de chignon. Je n'étais jamais bien certaine du résultat, m'attendant toujours à une contre attaque de sa part.

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Mar 3 Jan - 18:15

Jules avait apparemment un complexe de supériorité, en particulier avec moi. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle me soit supérieure, que ce soit dans le taux de réussite des missions ou simplement se mettre en position de dominatrice lorsqu'on était au combat. En l'occurrence, elle me faisait tomber parce qu'elle ne supportait pas de me laisser gagner et en prime elle se mettait au dessus soit disant pour s'attacher les cheveux. La traitresse avait opté pour la « stratégie » mains sous le t-shirt qui, non seulement me titillait et m'agaçait, mais, pire que tout, avait tendance à me faire de l'effet. Heureusement pour moi, Jules ignorait l'effet que certains de ses gestes pouvaient avoir sur moi, le problème, c'est que j'aurais préféré ne ressentir que de l'agacement. Il y avait pourtant cette pointe de plaisir, qui me faisait très peur. Jules était ma coéquipière et aussi tête brûlé et imprudent que je puisse être, je ne mettrai jamais mon boulot ou celui de Jules en danger.
Tandis que ma coéquipière se rattachait les cheveux je décidais de lui envoyer une nouvelle pique, elle avait renversé si facilement la situation et nos positions que j'étais quelque peu vexé, mon ego acceptant mal d'être aussi aisément renversé par une femme. « Tu sais Keppner, si je ne te connaissais pas, je penserais que je suis ton jouet sexuel. Non mais regardes-toi, c'est pas parce qu'en ce moment tu es frustrées que tu dois chevaucher le premier venu ». Oui, ma meilleure défense c'était l'attaque, quand mon égo était touché je devenais en un plus agressif, mais l'envie de la provoquer était toujours là. Pas ma faute. Elle même répondait à mes attaques pour me clouer le bec ou prenait même l'initiative de la provocation au lieu de m'ignorer et de n'y accorder aucune importance. A croire qu'elle faisait tout pour m'encourager à continuer, je crois qu'au fond, Jules aime bien ces petites joutes verbales.

Lassé d'attendre qu'elle en ai terminé avec ses cheveux, je décidais d'agir. Posant les mains sur les hanches de la jeune femme, je la soulevais légèrement et exerçais une pression sur le côté afin de l'obliger à se décaler sur le côté et à me libérer de son emprise. C'était pas tout ça mais pour l'homme normalement constitué que j'étais, avoir une femme comme Jules au dessus de soi était quelque peu...excitant, pour le coup, c'était plutôt inapproprié. Et puis bon, la salle d'entraînement au combat était pas mal fréquentée, n'importe quel agent pouvait nous retrouver dans cette position gênante et aller en parler à Vance. Il était hors de question de prendre le moindre risque, la compétition était rude entre les agents et certains étaient prêts à tous pour avoir la place des autres. « Bon c'est bien gentil tout ça mais si tu essayais de me battre à la loyale pour une fois hum ? Tu crois que tu en es capable ? » Je la titillais volontairement pour l'irriter afin qu'elle se lâche réellement. Elle n'avait pas encore eu l'occasion de véritablement entrer dans le combat. Jules était une excellente combattante, ses gestes étaient fluides, rapides, et d'une précision hors du commun. Et il n'y avait que face à un bon adversaire que je pouvais livrer mon meilleur combat, apprendre le plus et me faire véritablement plaisir à l'assaut. Vous aurez bien sûr compris que jamais je ne le décrirais de cette façon à ma coéquipière, ça serait reconnaître qu'elle pouvait être plus forte que moi et son complexe de supériorité n'en serait que renforcé, mais ça n'en était pas moins vrai pour autant. « Alors, tu viens ou tu te fais un brushing ? » lançais-je pour achever de l'agacer. Je lui tendais tout de même mes mains pour l'aider à se relever mais elle les ignora délibérément pour se relever sans mon aide et se replacer au centre de ring. Je souriais discrètement, mes petites piques à répétition avaient eu l'effet escompté, madame voulait plus que jamais me faire mordre la poussière et allait donner le meilleur d'elle même pour ça. J'avais intérêt à m'accrocher, mais l'intérêt du combat résidait dans sa difficulté non ? Et sans le mal que se donnait Jules pour me mettre à terre nos entraînements seraient inutiles et à part me maintenir en forme, je n'en tirerait aucune enseignement sur telle ou telle technique, tel ou tel coup de pied ou poing, telle ou telle esquive, parade ou contre-attaque. En mission, je m'étais servi plusieurs fois de ce que j'avais appris de nos combat, même sur un ring nous étions des combattants complémentaires, et je n'avais jamais plus appris en tant qu'agent de terrain que depuis que j'étais son coéquipier. Sans plus attendre, je me mis en position de combat, ça allait donner !

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Jules M. Keppner

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Jeu 8 Mar - 14:12

J'étais au-dessus de lui, et il m'était impossible de nier le plaisir que cela me procurait, en tout bien tout honneur. Je devais bien reconnaître que la simple idée de le battre, de le dominer de cette façon avait quelque chose de satisfaisant, et que cela me poussait toujours plus loin dans ce semblant de compétition. J'avais un adversaire de taille, et c'était en cela que je trouvais une réelle motivation. On s'autorisait tous les coups bas, on se foutait bien des règles, et cela se retrouvait dans nos interventions sur le terrain. Il m'enseignait à sa manière ce que la théorie ne pouvait pas m'apprendre. Il me préservait de bien des maux, sans même en avoir conscience. Et puis, le taquiner de la sorte se révélait être très amusant ! Sentir son regard sur moi avait beau me déstabiliser, je n'en demeurais pas moins attentive et je ne perdais pas de vue mes objectifs. A sa réflexion, j'esquissais un sourire en coin, et fit mine d'en rigoler. Quand je ne l'attaquais pas de plein front en lui rentrant littéralement et verbalement dedans, j'allais dans son sens et je provoquais davantage. « Ok, j'irais chevaucher quelqu'un d'autre ! » Je prenais tout mon temps pour me recoiffer, profitant alors d'avoir ce sale gosse entre mes cuisses, à terre, et sans ce petit sourire tout simplement agaçant. Mais ça n'était pas de son goût, bien évidemment... Très vite, il vint poser ses mains sur ma taille et me força à le libérer. « Dommage, je n'aurais rien eu contre quelques minutes supplémentaires ! » Haussant les épaules, j'abandonnais l'idée de me coiffer. Ça ne servirait à rien de toute manière, Alec étant capable de se lancer le défi de retirer l'élastique durant le combat. Je faisais la maline, pour mieux cacher ce que je ressentais à l'instant même. Pousser le vice un peu plus loin pour s'en préserver, faire mine d'en rigoler avec la plus grande des décontractions alors qu'en réalité je n'en menais pas large face à cette fichue attirance. Et voilà, le mot venait de tomber... Alec, j'aurais ta peau !

Peut-être avais-je formuler ce désir à voix haute, à en voir la nouvelle vague de provocations de mon partenaire. Émettre des doutes sur mes capacités, quelles qu'elles soient, avait le don de me faire partir au quart de tour. Il le savait, et jouait sur un terrain glissant en me posant une question de ce genre. « Je suis capable de tout, même de te péter la mâchoire si ça peut te faire taire ! » J'annonçais la couleur et le mettais en garde d'une certaine façon. A force de m'irriter de la sorte, il allait me pousser à bout. C'est ce qu'il cherchait, je le devinais sans mal. Et sans qu'il soit question de force, je craignais toujours que ça dérape. Je tenais à lui, et je me savais incapable de réellement le blesser. Lui faire la gueule, c'était autre chose... Je contrôlais bien mieux mes poings que mon sale caractère, malheureusement. Le coup du brushing eut raison de moi. Sans ajouter quoique ce soit, je me mis en position, prête à me jeter sur lui pour lui faire ravaler ses remarques et ses mauvaises plaisanteries. J'avais pris soin d'ignorer sa main tendue vers moi, lui faisant comprendre que je n'avais en aucun cas besoin d'aide et surtout pas venant de lui. Me postant au centre du ring, je soutenais son regard et me concentrais. Je pensais déjà à mes mouvements, à leur exécution. La force, la vitesse, l'enchaînement. Je devais le fatiguer, le faire reculer, l'essouffler pour mieux l'achever. Il se positionna à son tour, et sans réellement attendre plus longtemps, je lançais l'assaut. Si l'un de mes proches, aussi bien mon petit frère que ma mère, m'avait vu dans cet état, il aurait pensé que j'étais folle, possédée, ou encore que j'avais la rage. J'étais tellement énervée... Si contrariée... Qu'il m'était impossible de contenir cette frustration. Je me libérais totalement et me laissais aller.

Je ne pensais plus à rien d'autre qu'au fait de l'allonger sur ces tapis à l'aide de mes poings et de mes pieds. Je voulais entendre ce claquement sec lorsque son corps finirait par s'écraser au sol. Je souhaitais lui montrer que oui, en toute loyauté, je pouvais le battre ; que je n'usais pas forcément de la ruse pour affronter mes adversaires ou mes soucis. Est-ce que je lui prouvais à lui seul ? J'en doutais. Et je le faisais peut-être plus pour moi qu'autre chose d'ailleurs. Telle une petite furie, j'enchaînais les coups et j'espérais l'avoir, même si pour cela je devais me jeter sur lui à nouveau, ou encore perdre un poignet dans le combat.

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MessageSujet: Re: Tu es mort mon poussin ? ▩ Alec &&. Jules   Dim 27 Mai - 16:08

 «  Rho, de si vilains mots dans une si jolie bouche. Tu n'oserais pas me casser la mâchoire, gâcher une gueule d'ange comme la mienne serait un crime et tu te retrouverais avec toute la gente féminine sur le dos. »

Je sentais que l'envie de me faire ravaler ma fierté montait en ma coéquipière, et je pris un malin plaisir à la pousser à bout en faisant une remarque sur son brushing. Ça y était; à force de la marteler de piques désobligeantes, j'avais fini par toucher la corde sensible. Je lui tendit les mains pour l'aider à se relever mais comme je m'y attendais, elle les ignora. Elle était à point, prête à en découdre. Je le voyais à son attitude plus que jamais déterminée et au regard qu'elle me lançait. Je me mis en position de combat et elle ne perdit pas de temps pour lancer l'assaut. Je parvins sans mal à éviter ses premiers coups et à repousser ses attaques, mais à la cadence qu'elle mettait dans ses frappes, je compris qu'elle ferait tout pour me mettre à terre quitte à nous pousser tous les deux jusqu'à l'épuisement. Après tout, c'était ce que je cherchais, non ? En me baissant, je parvins à éviter de justesse son revers du pied droit qui visais ma tête. Je répondis immédiatement par un crochet du gaucher mais elle para le coup. Sa parade me permis cependant de me rapprocher d'elle. Elle tenta une nouvelle frappe dans les côtes cette fois, mais j'eus le réflexe qu'il fallait et e coinçais ses bras entre contre mes côtes à l'aide de mes propres bras pour les immobiliser. Pas très fair play mais j'aimais bien la titiller de la sorte. Jules et moi formions une bonne équipe car nous étions complémentaires et qu'on se connaissait très bien. Nous savions quels étaient les atouts et les points faibles de l'autre, ce qui faisait qu'en cas de situation compliquée, nous savions instinctivement comment réagir et un simple regard nous suffisait pour communiquer. Si je n'avais jamais eu de coéquipier aussi casse-bonbons que Jules, je devais reconnaître que je n'en avait jamais eu non plus d'aussi compétent et avec lequel ça marchait aussi bien sur le terrain. Maintenant fermement la jeune femme, je ne pu résister à la provoquer une nouvelle fois pour donner encore plus de piquant au combat.

« Pas mal Keppner mais tu te fatigues pour rien, tu n'arrivera pas à me battre. Je connais tes forces et tes faiblesses par coeur. Par exemple, je sais que tu as horreur de te retrouvée bloquée privée de la liberté de tes mouvements... je me trompe ? »
Elle me repoussa d'un coup de pied chassé et parvint à se dégager. Elle se retourna et m'envoya un direct que je n'avais pas vu venir mais que je parvins à éviter grâce à mes réflexes d'agent de terrain en me penchant vers l'arrière.
« Loupé ! » m'écriais-je fier d'avoir évité ce coup. Je ne vis pas non plus venir le suivant. Sans se laisser déconcentrer un seul instant, elle profita de mon léger déséquilibre suite à ma parade du coup de poing pour me balayer d'un coup de pied dans les jambes qui acheva de me déséquilibré. Mes pieds quittèrent le sol et je bascula en arrière. Je retombais violemment ,sur le tapis du ring en poussant un gémissement qui devait plus à la surprise qu'à une réelle douleur. Je clignais les yeux, comme si je venais de faire un mauvais rêve, mais Jules était bel et bien penchée au dessus de moi l'air moqueur. Elle venait de me battre, je m'étais fais avoir. Et je commençais déjà à enrager intérieurement en imaginant quel plaisir elle allait avoir à me rabâcher constamment cette défaite pendant les quelques jours à venir.

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