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 Nocturne au travail [Alec]

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Lizzie M. Donovan

M E S S A G E S : 76
C O P Y R I G H T : Barda Doll
MessageSujet: Nocturne au travail [Alec]   Lun 7 Nov - 18:32

Comme tous les matins depuis quelques semaines déjà, Lizzie devait se lever aux aurores pour se rendre au QG du bureau de campagne d'Hector Ainsworth , un politicien qui se présentait aux élections de la mairie de New-York. En effet, la jeune Donovan était persuadée que quelque chose de pas net se cachait derrière la campagne du candidat, elle avait donc décidé d'enquêter sur le politicien et quoi de mieux que d'aller chercher les informations à la source même ? Bien sûr, elle devait aussi mener de front son "vrai" travail en tant que journaliste à la rubrique des chiens écrasés du Daily News mais bon vu que c'était toujours la même histoire - un chien qui se baladait sans regarder où il allait ou alors un chien qui était plus occupé à courir derrière une balle qu'a se servir de ses yeux pour regarder devant lui - elle avait largement le temps d'enquêter sur ce candidat et d'occuper le poste d'assistante de sa campagne. Si Lizzie avait bien remarqué une chose en travaillant à ses côtés, c'était qu'Hector n'était pas insensible au charme des femmes, à dire vrai il devait certainement avoir plus de conquêtes à son actif que d'arguments pour convaincre les citoyens de la ville qu'il était la bonne personne pour qui il fallait voter aux prochaines élections. Bref, c'est après avoir fait ce constat, que Lizzie avait décidé de venir travailler avec des vêtements beaucoup plus séduisants au travail, elle n'avait aucunement l'intention de laisser son patron la toucher mais bon si en le laissant la mater il était moins concentré en sa présence et donc plus négligeant, elle ne voyait pas où était le mal, heureusement qu'elle n'avait pas parlé de son idée à Noah ou Alec car elle était persuadée qu'aucun des deux n’auraient partagé son opinion mais bon puisqu'ils n'étaient pas au courant elle ne voyait pas où était le mal. C'est donc comme ça que Lizzie avait pris l'habitude de se rendre au travail, avec des tailleurs de plus en plus courts et de plus en plus décolletés - mais toujours élégants, elle n'avait aucunement l'intention de s'habiller comme une pouf - ce matin là elle avait d'ailleurs mis une jupe qui laissait voir une bonne partie de ses jambes.

La jeune femme passa toute la journée à obéir aux ordres d'Hector, il fallait absolument qu'elle fasse correctement son travail pour qu'elle puisse conserver son poste à ses côtés, il n'était donc pas rare qu'elle s'éternise au travail. D'ailleurs ce soir là, elle se retrouva la dernière au bureau, bien sûr il y avait toujours la sécurité mais elle se était au rez-de-chaussée tandis qu'elle était au vingtième étage du bâtiment. Lorsqu'elle se rendit compte que tout le monde était parti depuis un bon moment et qu'il y avait très peu de chances pour que quelqu'un revienne avant demain matin une idée commença à germer dans tête et si elle allait faire un petit tour du côté du bureau de son patron ? C'était une occasion rêvée il était rare qu'elle se retrouve seule le soir généralement, il restait toujours une ou deux personnes avec elle même si elle partait tard mais ce soir ils avaient tous pour la plupart été retenu à un diner d'affaire c'était donc une occasion en or. Combien de fois avait-elle supporté les regards sans gênes de son patron ? Combien de fois avait-elle dû annuler des diners avec ses amis ou encore avec son frère pour boucler le travail que ce tyran d'Hector Ainsworth lui donnait ? Et bien ce soir les amis, c'était le jour de paye ! Toutes ces heures et tous ces efforts allaient enfin payer, elle allait enfin pouvoir fouiller dans son bureau. Lizzie avait la clé du bureau d'Hector, il la lui avait confié pour qu'elle puisse déposer dans son bureau tous les dossiers ou tous les documents qu'il lui demandait de préparer, bien sûr elle n'était pas née de la dernière pluie et se doutait bien que si il y avait des documents compromettants sur lui ils devaient être bien cachés voir dans un tiroir fermé à clé ou un coffre mais bon cette opportunité serait l'une des seules qu'elle aurait voir la seule, il fallait donc qu'elle la saisisse ! Elle prit donc le double de la clé qu'il lui avait donné et après qu'elle ait ouvert la porte du bureau d'Hector - ne lui demandez pas pourquoi elle avait fait ça - elle posa le trousseau sur un meuble qui se trouvait juste avant l'entrée du bureau, bien trop contente d'être toute seule elle se dirigea rapidement à l'intérieur du bureau sans faire attention à la porte qui se ferma en un claquement, elle se retourna en grimaçant lorsqu'elle entendit le bruit de la porte claquer et c'est à ce moment là, qu'elle se rendit compte de deux choses : la première que la porte ne s'ouvrait pas de l'intérieur sans clé et la deuxième que les clés en question étaient de l'autre côté du mur.

Merde ! Merde ! Merde ! Elle se précipita vers la porte pour essayer de l'ouvrir bien qu'elle savait pertinemment qu'il n'y avait aucune chance pour qu'elle y arrive. Elle n'avait qu'une seule solution : tout d'abord ne pas paniquer et ensuite appeler quelqu'un pour venir la sortir de là. Qui appeler ? Il était hors de question d'appeler la sécurité au rez-de-chaussée ou un collègue, elle n'avait pas envie d'expliquer ce qu'elle faisait dans le bureau d'Hector, elle devait donc se tourner sur les deux seules personnes en qui elle avait vraiment confiance : Noah ou son frère. Le choix était vite fait, il était hors de question qu'elle appelle son frère si c'était pour l'entendre lui rabâcher pendant une heure à quel point ce qu'elle faisait était dangereux merci mais non merci ! Même si Noah n'apprécierait pas forcément ce qu'elle venait de faire au moins il ne lui prendrait pas la tête comme Alec, à ce petit jeu personne ne pouvait battre Alec même pas Chuck Norris. Lizzie composa donc rapidement le numéro de Noah mais c’est à ce moment la qu'elle se rappela qu'il était parti en déplacement pour son travail durant quelques jours, et merde ! Il ne lui restait qu'une seule option, appeler son frère, avant de composer son numéro, elle patienta quelques instants le temps de trouver un bobard crédible à lui faire avaler mais il fallait voir la situation en face jamais il ne la croirait, elle se résigna donc à appeler Alec mais tomba sur son répondeur, comme quoi dans son malheur elle avait quand même un peu de chance, au moins il ne lui ferait pas la morale tout de suite. Lizzie lui laissa donc un message en espérant qu'il le reçoive assez vite vu que des fois il partait en voyage d'affaires sans même lui en parler, ce ne serait pas étonnant qu'elle reste bloquée là jusqu'au petit matin. Pour assurer ses arrières, la jeune femme essaya d'atténuer la vérité dans son message.

"Salut c'est moi, ta petite sœur adorée. Dis moi, vu que ça fait un moment qu'on s'est pas vu je me demandais si t'étais partant pour qu'on se voit ce soir ? Tu pourrais venir me chercher comme ça on irait chez moi et je te préparerai quelque chose à manger, pour une fois tu mangerais avec de la vraie nourriture. Je t'attends au travail , léger détail qui a son importante, je suis enfermée dans le bureau de mon patron donc si tu pouvais te dépêcher ce serait super sympa. Bon ben je t'attends , je te rassure je ne bouge pas, à tout à l'heure."

Pourquoi adopter un ton dramatique alors qu’en utilisant un ton léger il y avait une petite chance pour qu’il prenne les choses un peu mieux ? Ok, avouons le elle entendrait encore parler de cette histoire dans dix ans.



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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Jeu 10 Nov - 23:32




Dormir, c'était tout ce à quoi j'aspirais. Je rentrais tout juste d'une mission à Moscou, inutile de dire que j'avais le décalage horaire dans les pattes et dans la tête. J'avais besoin d'une bonne nuit de sommeil, quoi que pour le coup, ma nuit commençait à 17h. J'étais rentré à New-York en milieu d'après-midi après une privation de sommeil de plus de 36 heures, inutile de préciser que j'étais claqué et que rien ne me faisais plus envie qu'un doux et confortable matelas à ce moment là. Ma grosse erreur aura donc été de me précipiter sur grand lit en oubliant de couper mon téléphone et le répondeur qu'il y avait avec.
Vers 21h, le téléphone sonna, je le sais parce que je me souviens avoir ouvert un oeil à ce moment là, pesté contre celui ou celle qui m'appelais à une heure pareille avant de poser les yeux sur mon réveil à affichage digital et de réaliser qu'il n'était que 21h et qu'un coup de fil n'était finalement pas si anormal que cela. Incapable de me lever, je décidais de laisser sonner, qui que ça puisse être il pouvait attendre le lendemain matin. Et puis, qu'est-ce qu'il y avait de plus important que le repos d'un espion international américain ? Repos qui plus est déterminant pour la prochaine mission qui me sera assignée avec réseau terroriste, mafia ou trafic d'armes à la clefs ? Le répondeur se déclencha, la voix de ma soeur envahissant la pièce.

« Salut c'est moi, ta petite sœur adorée. Dis moi, vu que ça fait un moment qu'on s'est pas vu je me demandais si t'étais partant pour qu'on se voit ce soir ?  » […]
« Oh non Lizzie pas ce soir...veut faire dodo... » répondis-je de ma voix endormie, à peine conscient du fait que ma soeur ne pouvait pas me répondre puisqu'elle était tombée sur ma boîte vocale et que je n'avais pas décroché le combiné du téléphone. [...] « Léger détail qui a son importance, je suis enfermée dans le bureau de mon patron donc si tu pouvais te dépêcher ce serait super sympa. »
« Quoi !!!!!! » je me levais d'un bond, en une demi-seconde, j'étais passé d'un état allongé semi-comateux à un état d'éveil total, debout sur mes deux jambes. « Lizzie tu déconnes là. Dans quel pétrin tu t'es encore fourrée ! » pestais-je pour moi même, cette fois-ci complètement conscient du fait que ma petite soeur ne pouvait pas m'entendre.
Ni une ni deux, je m'habillais en tenue de ville avant de percuter que je n'entrerais jamais comme ça dans le bâtiment abritant Monsieur le futur Maire de New-York et son équipe de campagne. Je ne passerai jamais les vigiles en disant que j'étais un simple touriste venu visiter les lieux en pleine nuit, encore moins en disant que j'étais venu délivrer ma soeur enfermée dans le bureau de d'Hector Ainsworth. Sans mentionner le fait que je ne disposais pas comme les agents du FBI, d'une plaque qui me permettait d'entrer n'importe où à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Le but d'un agent secret du gouvernement était justement de rester secret et anonyme. Il me fallut un moment de trituration intense de méninges pour trouver une solution : j'avais gardé un uniforme d'agent de maintenance informatique d'une de mes missions sous couverture... bah quoi ? Ca pouvait toujours servir... dans n'importe quel genre de situation...Je l'enfilais donc à la hâte, récupérais mes clefs de voiture, quittait mon appartement et démarrait en trombe en direction du building de monsieur le futur Maire en plein centre de Manhanttan.

Une fois sur place, j'analysais la situation, déformation professionnelle sans doute. Deux vigiles à l'entrée du bâtiment, rien d'insurmontable en soi, sauf que je devais à tout prix éviter de griller ma soeur en neutralisant les cibles. Il fallait que tout semble normal, que personne n'ait à s'inquiéter de ce qu'il se passait à l'intérieure du bâtiment. Il fallait donc user de ruse et la tenue de type de la maintenance informatique était faite pour ça. Je m'avançais donc vers les deux gardes patibulaires, lesquels, à mon approche, cessent de discuter, redressèrent les épaules et me détaillèrent de haut. Habitué à des situations bien plus intimidantes, je n'étais pas le moins du monde impressionné.
« Salut les gars. On nous a signalé une panne du réseau informatique dans le bâtiment. Mon patron m'envoie pour régler ça ni vu ni connu avant l'arrivée de Monsieur Ainsworth demain matin On ne nous a pas signalé de panne informatique à nous - C'est normal, ni l'équipe de campagne, ni l'entreprise qui gère le réseau ne veulent que Monsieur le futur Maire ne soit mis au courant. C'est mauvais pour les affaires. Et puis comme ça monsieur Ainsworth pourra venir travailler correctement demain sans qu'aucune panne de réseau ne lui fasse prendre de retard dans sa campagne ». Les deux types se regardèrent, je m'étais toujours demandé si ce genre de vigiles toujours par deux ne partageait pas un seul cerveau et étaient du genre à communiquer par télépathie sans avoir à se parler. «  Ok. Ca va, on veut pas de problèmes avec le boss parce qu'il se rendra compte demain qu'il y a une panne d'informatique et qu'on a pas laissé entrer le réparateur Merci les gars ». Théorie du cerveau unique partagé par deux vigiles : check.

Il fallait être stupide pour laisser rentrer un parfait inconnu dans l'immeuble ou Monsieur le futur Maire gardait tous ses dossiers. Même avec un bon mensonge, je pensais que c'était un peu gros. Coup de chance, j'étais tombé sur les deux vigiles les plus crétins de la ville. Content de moi, je me dirigeais directement vers l'étage où travaillais Hector Ainsworth et son équipe de campagne, pas difficile, c'était indiqué dans le hall d'entrée dans le plan du bâtiment. Je sorti de l'ascenseur et me dirigeais au hasard dans l'obscurité des couloirs de l'étage.
«  Lizzie... C'est Alec, t'es où ? » murmurais-je dès fois qu'il y ai encore quelqu'un même si l'endroit semblait désert. Je finis par entendre la réponse de ma soeur et ouvrit la porte du bureau d'Hector Ainsworth. A peine entré, j'aperçus la silhouette d'une jolie jeune femme, habillée avec une jupe relativement courte, laissant apparaître une bonne longueur de jamb...« Lizzie ! C'est quoi cette tenue ! » lançais-je sur le ton du reproche. « Alec, la porte ! ». Trop tard. Je réalisais alors que sous le choc et l'effet de surprise, j'avais laissé la porte se refermer derrière moi, les clés restés de l'autre côté sur la serrure. Retour à la case départ. Cette fois nous étions tous deux pris au piège, oups...

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Lizzie M. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Ven 11 Nov - 2:41

Après avoir laissé un message sur le répondeur d'Alec, Lizzie essaya de chercher quelque chose qui pourrait l'intéresser dans le bureau d'Hector, même si elle était coincée dedans la jeune femme ne perdait pas le nord pour autant, après tout maintenant qu'elle y était autant en profiter, non ? Et puis elle ne voyait pas en quoi le fait de paniquer lui serait utile, elle farfouilla donc comme elle le pouvait le bureau de son boss mais comme elle s'y attendait elle ne trouva rien de compromettant. En effet, tous les tiroirs étaient fermés à clés ou alors ceux qui ne l'étaient pas contenaient des documents insignifiants, ou en tout cas insignifiants pour elle, après tout en quoi la photo de son mariage qu'il rangeait dans le tiroir de son bureau l'intéressait ? Mis à part le fait qu'une fois de plus ça lui prouvait qu'Hector ne devait pas connaitre la signification du mot "fidélité", à tous les coups il devait la sortir et la poser sur son bureau lorsque sa femme venait le voir au travail. Après avoir essayé d'ouvrir tous les tiroirs, elle s'assit sur le fauteuil du big boss et alluma son ordinateur, bien évidemment elle ne connaissait pas le mot de passe d'Hector mais ne dit-on pas que qui ne tente rien n'a rien ? Et puis Lizzie avait une arme infaillible pour deviner son mot de passe : elle avait vu dans un épisode de Veronica Mars que la plupart des personnes mettaient leurs dates de naissance en mot de passe c'est donc ce qu'elle essaya de rentrer après avoir allumé l'ordinateur mais ça ne fonctionna pas, à croire que Veronica Mars n'était pas si douée que ça ... Elle essaya ensuite avec le prénom de sa femme - même si au vu des conquêtes d'Hector, il aurait été plus judicieux d'essayer avec le prénom de sa secrétaire - puis se décida à éteindre l'ordinateur lorsque ça ne fonctionna pas, après avoir été enfermée dans son bureau, la cerise sur le gâteau aurait été de lui bloquer son ordinateur. Heureusement pour elle après avoir fini toutes ses recherches, qui ne s'étaient pas révélées concluantes, Alec ne mit pas très longtemps à arriver. La première chose qu'il fit lorsqu'il la vit fut de lui faire une remarque sur les vêtements qu’elle portait, elle était certaine que lui expliquer le pourquoi du comment de sa tenue ne servirait pas à grand chose elle décida donc de ne pas argumenter mais devait-elle ne pas réagir pour autant à ce commentaire ? Connaissant le caractère de la jeune femme, c'était peu probable.

Désolée j'ai oublié ma ceinture de chasteté à la maison lui répondit-elle ironiquement. Au passage, c'est assez mal venu vu le déguisement que tu portes. Sérieusement, un uniforme d'agent de maintenance ? Alec avait du trop regarder d'épisodes d'Alias. D'ailleurs, comment est-ce que t'as fais pour trouver une tenue pareil en aussi peu de temps ? Et oui, elle avait beau être enfermée avec son frère dans le bureau d'une personne qui les massacrerait sûrement si elle les trouvait là mais sa curiosité était plus forte qu'elle, c'était dans sa nature elle n'y pouvait rien.

C'est seulement après lui avoir répondu, qu'elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas et pour cause la porte venait de se refermer une deuxième fois. Ok là maintenant tout de suite elle n'avait qu'une envie, lui expliquer à quel point c'était un imbécile. Sérieusement n'avait-il pas réfléchi une seule seconde au fait que si elle était restée bloquée dans la pièce c'était parce qu'elle ne pouvait pas l'ouvrir de l'intérieur et que donc il aurait été utile de prendre les clés avec lui au lieu de s'intéresser aux vêtements qu'elle portait ? Il ne fallait pas qu'elle s'énerve, non seulement ça ne servirait à rien mais connaissant le caractère d'Alec si elle s'énervait, il surenchérirait et il était évident que Lizzie ferait de même. Bien évidement d'après Lizzie elle n'était pas le moins du monde en tord, après tout si elle s'était retrouvée enfermée dans le bureau d'Hector c'était pour la bonne cause et oui en venant ici elle avait voulu trouver des informations sur ce politicien qui devait être la personne la moins honnête de cette ville tandis que si Alec avait laissé la porte se refermer c'était simplement parce qu'une fois de plus au lieu de se concentrer sur ce qui était important son esprit de grand frère hyper protecteur s'était focalisé sur des détails insignifiants. Sérieusement, des fois elle se demandait si son obsession qu'il avait de la protéger n'était pas un prétexte pour justifier le fait qu'il s'était secrètement donné la mission de lui pourrir la vie. Bien sûr, Lizzie exagérait elle savait très bien que son grand frère l'adorait et qu'il voulait simplement qu'il ne lui arrive rien de mal mais des fois cette envie qu'avait Alec que rien ne lui arrive pouvait parfois se révéler - n'ayons pas peur des mots - chiante.

Je savais bien que j'aurai dû appeler Noah ... dit-elle exprès pour le provoquer et oui elle ne pouvait pas s'en empêcher.

Etait-elle de mauvaise foi ? Oui. Allait-elle le reconnaitre ? Jamais de la vie.
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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Lun 14 Nov - 20:19

Gonflée la petite Lizzie, je venais la chercher alors qu'elle s'était fichue toute seule dans la moise, en plus de ça elle trouvait le moyen de mettre une jupe très courte pour bosser avec son pervers de patron et elle se permettait quand même de faire de l'ironie concernant une hypothétique « ceinture de chasteté que je lui imposerait. « Oui et bah excuses-moi de m'inquiéter du fait que ma soeur porte des jupes courte en travaillant avec son pervers de patron. » C'est ce moment là que ma frangine choisit pour me poser des questions embarrassantes. J'aurais dû le deviner, rien ne lui échappait et son flair de journaliste allait encore me poser des problèmes pour ma couverture. Où est-ce que j'avais pu trouver ce satané uniforme d'informaticien. Je n'allais tout de même pas lui dire la vérité : « Chez moi, oui parce que j'ai plein de costumes, je suis un espion pour une branche secrète de la CIA. Qu'est-ce qu'on mange une fois sortis d'ici ? ». Non vraiment, il me fallait une idée crédible et vite. « J'ai eu un problème d'ordinateur, un gars est venu me le réparer, je lui ai offert un café et sans faire exprès je l'ai renversé sur lui. J'ai récupéré son uniforme et lui ai promis de le passer au pressing pour nettoyer tout ça, ce que j'ai fais. Et tu vois à cause de toi je vais payer deux fois le pressing. »... oui bon c'était ça ou inventer une histoire de fantasme sexuel... hors de question de servir cette excuse-là à ma soeur.

« Et merde !  » ce fût tout ce qui me vint à l'esprit lorsque la porte du bureau d'Ainsworth se referma derrière moi. Nous étions dans de beaux draps, coincé das le bureau du futur Maire. Ça aurait un effet tonitruant et Lizzie se retrouverait en première page du New-York Times, mais pas à la rédaction comme elle le souhaitait, comme sujet de l'article. Ça en serait fini pour sa carrière, et pour la mienne. Une fois mon identité exposée au grand jour, il n'y aura aucune chance pour que la CSD veuille encore de moi, ce serait trop dangereux. Aller Alec reprends toi, inutile de psychoter nous n'en sommes pas encore là, il y devait bien y avoir un moyen de sortir d'ici autrement que par la porte, non ? Je le vais les yeux au ciel, aucune trappe au plafond. Je me rapprochais de la vitre en priant pour que sur un coup de chance les vitres aient étés nettoyées dans la journée et que les ouvriers avaient laissés la plateforme en bas, bien évidemment ce n'était pas le cas. Cette chance de cocu ne se trouve que dans les films de toute façon. Lizzie trouva le moyen d'en rejouter une couche en précisant qu'elle aurait dû appeler Noah. « Hey c'est mon rôle de te sortir de ce genre de situation, à la limite je pourrais même en faire un boulot à plein temps vu que toi tu passes le plus clair de ton temps à essayer de te mettre dans la mouise. Et puis avoue qui c'est pas très légal de s'introduire en douce dans le bureau de son patron, tu aurais mis Noah dans une situation délicate à choisir entre toi et son devoir.  »

J'allais et venais dans la pièce, à la recherche d'une solution, j'utilisais toutes mes facultés d'analyses appris à la CIA et à la CSD pour essayer de nous trouver un échappatoire mais il n'y avait rien à faire. La porte était bien fermée, le bureau du maire se trouvait au 43ème étage et ni Lizzie ni moi n'avions le pouvoir de voler comme superman ou de tisser des toiles d'araignée comme Spider-Man. Il fallait nous résoudre à attendre qu'on vienne nous trouver. Je restais parfaitement calme en apparence mais mon cerveau tournait en accéléré, je me voyais déjà viré de la CSD, en première page du New-York Times avec un intitulé « L'assistante de campagne d'Hector Ainsworth et son frères retrouvés enfermés dans son bureau : un complot familiale ». Ça ne serait pas beau à voir. J'imaginais déjà Jules jubilant à l'idée de changer de partenaire, peut être qu'elle n'aurait pas un stupide casse-cou cette fois-ci. Noah serait sans doute très affecté de voir son meilleur ami et la sœur de celui-ci avaient violé la loi, chose en laquelle il croyait profondément. Je me laissais glisser contre le mur, jusqu'à m'asseoir au sol, j' n'avais aucune solution miracle pour nous sortir de la moi et ma sœur. Dans mon boulot, j'avais eu à m'échapper d'une prison très sécurisée en Bolivie, à libérer des otages dans la forêt amazonienne et j'étais incapable de sortir du bureau d'un homme politique à Manhanttan, ironique n'est-ce pas ? «  Il n'y a rien à faire Lizzie, on ne peut pas sortir de l'intérieur, il ne nous reste plus qu'à attendre. Je t'avais qu'un jour des tour de passe-passe finiraient par te causer des ennuis  » . Je faisais sans doute encore le grand frère « surprotecteur » que Lizzie avait tant de mal à supporter. Je pouvais comprendre qu'elle se plaigne que je l'étouffe, mais je faisais ça pour son bien. Lizzie aimait les risques, elle n'avait pas peur du danger, c'était sans doute de famille. Mais ça impliquait aussi que je devais être deux fois plus vigilant. Je n'étais pas sur-protecteur sans raison, il y avait mon boulot qui était indépendant de la volonté de ma sœur, mais il y avait également son propre tempérament qui entrait en jeu. Lizzie devait être protégée contre Lizzie, et aussi étouffant que ce soit pour elle, c'était mon rôle de la protéger d'elle-même.

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Lizzie M. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Mer 16 Nov - 18:30

Je crois que tu es la personne la mieux placée sur cette Terre pour savoir que je suis capable de me défendre toute seule. répondit-elle en souriant.

Si elle lui disait ça, ce n'était pas pour l'énerver, non c'était simplement un fait. Peu de temps après que leur père les ait lâchement abandonné Alec avait mis un point d'honneur à apprendre à sœur à se défendre, bien qu'il était souvent avec elle à cette époque là, il voulait être sûr qu'en cas de danger elle soit capable de mettre son adversaire à terre c'est pourquoi il lui avait appris différentes techniques de défense. A cette époque là, les attentions d'Alec envers Lizzie ne la dérangeait pas encore, son père venait de les abandonner et elle était bien contente que quelqu'un s'occupe d'elle comme Alec l'avait fait c'est pourquoi elle avait suivi ces leçons avec sérieux. Bien que dans sa vie elle n'avait pas vraiment eut l'occasion de se servir des techniques de défense qu'Alec lui avait enseigné, elle devait bien reconnaitre qu'elle était bien contente de savoir se débrouiller seule en cas de pépin. Lorsque Alec lui expliqua qu'il avait gardé cet uniforme après avoir offert un café à quelqu'un qui était venu réparer son ordinateur et qu'après avoir renversé le café sur cette personne il lui avait proposé de déposer l'uniforme au pressing Lizzie haussa légèrement les sourcils, elle trouvait son explication étrange et pour cause d'après elle ce n'était pas vraiment le genre d'Alec de se démener comme ça pour quelqu'un qu'il ne connaissait pas. D'ailleurs en l'écoutant parler elle trouvait qu'il y avait deux choses qui clochaient dans sa phrase : la première qu'il ait proposé un café à quelqu'un qu'il venait juste de rencontrer et la deuxième qu'il ait proposé de payer le pressing. Attention, elle n'était pas en train de dire que c'était un égoïste qui ne pensait qu'a lui et qui se moquait bien des autres, non ce n'était pas du tout ça mais disons qu'elle connaissait son frère et qu'elle savait qu'il n'avait pas vraiment l'habitude de rendre des services aux personnes qui ne lui étaient pas proche donc sauf si il avait eut une révélation en voyant le mec qui était venu réparer son ordinateur la jeune femme trouvait que quelque chose ne tournait pas rond dans son histoire. Mais bon après tout pourquoi pas, Lizzie lui avait déjà répété à plusieurs reprises qu'il devait se montrer plus ouvert avec les gens peut-être que c'était le début ?

Donc si j'ai bien compris, arrêtes moi si je me trompe, toi Alec James Donovan tu vas payer deux fois le pressing pour un mec que tu ne connais pas ? dit-elle en rigolant pour le charrier.
Lorsque après lui avoir dit qu'elle aurait mieux fait d'appeler Noah, Alec lui répondit que c'était son rôle de la sortir de ces situations et qu'elle se mettait tellement souvent dans ce genre de galère que limite ça aurait pu être un job à temps plein Lizzie ne pouvait pas vraiment le contredire. Il fallait voir les choses en face, elle était très curieuse mais malheureusement sa curiosité l'entrainait souvent dans des situations dont elle se passerait bien et dans ces moments la elle faisait soit appel à Alec, soit à Noah même si dans la majorité des cas, Lizzie essayait de se sortir du pétrin toute seule des fois elle devait se rendre à l'évidence elle avait besoin d'un coup de main.

Je n'essaye pas de me mettre dans la mouise, c'est juste que par le plus grand des hasard dès que je veux enquêter sur une personne il se trouve que cette personne fait des choses pas très légales.

Si même Alec ne trouvait pas de solution alors ils avaient un sacré problème. La plupart du temps, elle essayait de se débrouiller toute seule et vraiment lorsqu'elle n'avait plus aucune idée elle appelait son frère - bien qu'elle détestait ça - pour qu'il lui trouve une idée miraculeuse. En effet, à chaque fois qu'elle s'était retrouvée dans une galère sans issue, l'ainée des Donovan avait toujours fini par trouver une solution de dernière minute à ses problèmes donc si même lui séchait ça signifiait que vraiment la situation était critique. Lizzie alla le rejoindre et s'assit contre le mur à côté de lui, ils restèrent tous les deux dans le silence pendant un petit moment, la miss essaya de faire fonctionner ses méninges mais rien à faire elle ne voyait pas comment ils allaient se sortir de là et surtout elle ne voyait pas quelle explication elle allait pouvoir donner lorsque quelqu'un les trouverait ici au petit matin. A la limite, si elle s'était retrouvée seule elle aurait pu prétexter qu'elle était venue déposer un document pour Hector dans son bureau mais comment pouvait-elle expliquer la présence de son frère ? C'est en réfléchissant à ça, qu'elle finit par avoir une idée.

Pourquoi est-ce que tu n’appelles pas Isabel Holdinn ? lui demanda-t-elle bien qu'elle n'avait aucune idée de la nature de leurs relations. A vrai dire, Lizzie ne savait même pas qu'Alec et Isabel se connaissaient, un jour alors qu'elle était au travail elle avait vu que le portable de la secrétaire affichait un nouveau message de la part d'Alec mais depuis elle n'avait pas eut l'occasion de demander à son frère comment il connaissait sa collègue de travail. Bien sûr, connaissant le caractère de la benjamine des Donovan ce n'était pas l'envie qui lui avait manqué, mais entre les voyages professionnels de son frère et son propre travail à elle ça lui était complètement sorti de la tête. Cependant, Lizzie supposait qu’ils devaient au moins être un minimum proche pour qu'ils aient échangé leurs numéros de portable non ? Elle l'aurait bien appelé elle-même mais vu qu'elles n'étaient que de simples collègues de travail et qu'elles n'avaient pas la moindre affinité ça aurait plutôt été mal venu de sa part.

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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Ven 25 Nov - 22:36

La pugnacité de ma soeur ne rendait pas les mensonges faciles à cause de deux choses. La première était le fait qu'elle était très suspicieuse et qu'il fallait inventer quelque chose de crédible pour que ça passe. La deuxième découlait de la première dans le sens où pour que ce que je raconte soit crédible et justifié, j'étais obligé de m'enfoncer de plus en plus dans le mensonge; et j'avais horreur de ça. Lizzie est ma soeur, la personne à qui je tiens le plus au monde. Elle croit en moi malgré le petit boulot de représentant commercial qu'elle pense que j'exerce, elle pense que je vaux mieux que ça. Elle me fait confiance et dieu sait que depuis le départ de papa, elle a dû mal à faire confiance aux hommes. Elle m'apporte des petits plats qu'elle a cuisiné elle-même en prétextant vouloir dîner avec moi alors que j'ai parfaitement compris depuis le temps qu'en réalité elle veut m'aider à manger correctement et à cesser de m'enfiler des repas sur le pousse ou au micro-onde parce que je ne sais pas cuisiner. Et malgré tout ça, moi je lui mens effrontément, avec un aplomb qui empêche toute suspicion sérieuse, y compris celle de ma journaliste de soeur. Elle me connaissait mieux que quiconque, elle savait que je n'étais pas du genre à me plier en quatre pour un gars que je ne connaissais à peine, j'aurais dû me douter qu'elle allait relever des incohérences dans mon explication, je décidais donc de changer de tactique histoire de lui faire perdre l'envie de poser plus de questions. Je fis mine de me sentir mal à l'aise et d'hésiter. Ce que j'allais dire risquait de dégoûter ou de faire grimacer Lizzie au le meilleur des cas, et dans le pire de me faire passer pour un gros pervers mais c'était toujours mieux que de lui dire la vérité. C'était la seule solution pour qu'elle laisse tomber et qu'elle lâche l'affaire, je la connaissais, elle n'abandonnerait pas tant qu'elle n'aurait pas eu d'explication satisfaisante... ou dégoûtante. Mal-à-l'aise, je regardais sur le côté, évitant de croiser son regard. Je me raclais la gorge avant de me lancer. « Oui, bon d'accord t'as gagné, je vais te dire la vérité mais souviens toi que c'est toi qui a cherché à savoir...heu..hum  » nouveau raclement de gorge synonyme de mal-aise. « J'aime...J'aime bien les jeux de rôles, les mises en situations pour certaines... choses ». Pitié, pourvu que Lizzie comprenne tout de suite et ne m'oblige pas à expliciter plus clairement la chose, j'étais déjà hyper mal à l'aise. Après tout, elle était brillante pour deviner ce qui se cachait dans l'esprit des gens, elle devrait être capable de comprendre de quoi je voulais parler en m'épargnant d'entrer dans les détails, non ?

Histoire de stopper la conversation, je préférais changer de sujet. Mieux valait couper court à cette discussion tout de suite pour nous éviter un long mal-aise à tous les deux. Elle me répondit qu'elle ne cherchait pas particulièrement à se mettre dans la mouise, juste que ses suspicions se révélaient « malheureusement » fondées presque à tous les coups. En même temps le travail de journaliste consistait justement à aller fouiner là où les autres n'osaient pas creuser de peur de s'attirer des ennuis. Quel serait l'intérêt d'enquêter sur des gens normaux et clean. « Je sais pas moi, mais postuler pour le poste d'assistante de campagne d'un politique que tu soupçonnes être verreux c'est chercher à se mettre dans la mouise justement. Tu pourrais pas faire comme tout le monde et t'éviter ce genre d'ennuis ? Un poste à la rubrique « culture »ne te suffirait pas ? Ce serait bien plus reposant pour moi en tous cas et ça t'éviterais de m'impliquer dans tes combines. » Un peu faux-cul, certes Lizzie aimait le frisson, elle était comme moi et je trouvais le moyen de l'en blâmer malgré ma propre situation. Parce que pour le coup, du frisson du genre risque de mort, j'en avais régulièrement dans mon boulot. Et puis il est vrai que la rubrique « culture » d'un journal, il n'y a pas plus ennuyeux pour une journaliste qui aspirait à atteindre une rubrique prestigieuse comme la rubrique « actualité internationale » du New-York Times. Mais un frère qui ne chercherait pas à protéger sa petite soeur ambitieuse par tous les moyens ne serait pas un bon frère, non ? Personnellement je préférerais la savoir en sécurité à un poste moins « prestigieux » qu'à courir comme moi après le danger tous les jours. Et Lizzie ne semblait pas comprendre ça.

J'essayais tout de même sans grande conviction d'ouvrir la porte de l'intérieur mais il n'y avait rien à faire. Elle était bel et bien fermée et verrouillée. De dépit, je me laissais glisser contre le mur jusqu'à m'asseoir au sol. Lizzie vint me rejoindre quelques secondes plus tard. Un silence s'installa entre nous tandis que nous nous résignions à passer la nuit dans ce bureau pour être retrouvés, interrogés et arrêtés au petit matin pour effraction. Lizzie fini par me proposer d’appeler Isabel Holdinn. Je tournais ma tête vers elle, déboussolé. Comment savait-elle que je connaissais Isabel ? Savait-elle exactement quelle était la nature de notre relation, à savoir qu'on couchait ensemble de temps en temps sans être en couple pour autant ? Compte tenu de la petite discussion que nous avions eu quelques minutes plus tôt il était possible qu'elle ait pensé à Isabel. Vas-y Alec, trouve encore un mensonge. Ce soir je n'arrêtais pas, bon sang j'avais horreur de ça ! Mais Lizzie ne me laissait pas le choix, après ma petite fausse-confession de tout à l'heure il était hors de question d'en rajouter. Et puis ni Isabel ni moi ne tenions à ce que ça s'ébruite et sans manquer de respect à ma soeur, fouiner et rendre les choses publiques étaient la spécialité des journalistes. « Je pourrais oui, c'est une amie. Mais Ainsworth lui a donné un congé et elle est parti voir sa famille à Boston. Elle ne nous sera donc pas d'une grande utilité ». Pour le coup, je n'avais pas menti, Isabel avait quitté la ville pour le week-end et Ainsworth l'avait autorisé à partir un peu plus tôt. Par contre, ce que ma soeur ne saura pas c'est que je l'avais su parce que je comptais la voir ce week-end pour certaines...choses, comme je l'avais si bien dis quelques minutes plus tôt. Au lieu de ça, j'étais bloqué avec ma soeur dans le bureau de l'homme le plus influent de la ville sans aucun moyen d'en sortir. L'expression « j'aurais dû rester couché » prenait tous son sens.

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Lizzie M. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Mar 29 Nov - 14:34

Que pouvait-il y avoir de si gênant pour qu'Alec ait pris la peine de lui mentir et ensuite de paraitre aussi mal à l'aise au moment de lui dire la vérité ? La jeune Donovan ne mit pas très longtemps à le savoir et d'ailleurs lorsqu'elle entendit la réponse de son frère elle ne put s'empêcher de grimacer non pas qu'il lui ait révélé quelque chose de choquant mais disons simplement qu'il y avait certaines choses qu'un frère et une sœur n'étaient pas censés savoir l'un sur l'autre et savoir que son frère aimait bien "les jeux de rôles, les mises en situations pour certaines... choses" en faisait indéniablement parti. Lizzie et Alec avaient beau se chamailler régulièrement ça ne voulait pas pour autant dire qu'ils ne parlaient pas entre eux, au contraire lorsque quelque chose n'allait vraiment pas Alec était certainement la première personne à être au courant de même qu'il était aussi l'une des personnes qui la connaissait le mieux sur cette planète mais il y avait tout de même des choses dont il ne devait pas être au courant tout comme il y avait certaines choses que Lizzie n'avait pas besoin de savoir à son sujet. En fait, Lizzie voulait tellement ne pas être au courant de ce genre de détails sur les membres de sa famille - en gros sa mère et Alec - que c'était limite si elle ne se forçait pas à croire à la théorie de la cigogne pour sa naissance et celle de son frère. Bref, c'était donc le genre de détails que Lizzie n'avait pas envie de savoir cependant il fallait bien avouer une chose c'était assez drôle de voir Alec mal à l'aise, ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de le voir éviter son regard alors pourquoi ne pas s'en amuser un peu ? Toute personne connaissant Lizzie savait qu'elle n'appréciait pas vraiment l'attitude surprotectrice de son frère - même si il fallait l'avouer, des fois il avait raison de s'inquiéter – c’est pourquoi elle avait décidé de s’en amuser. En effet, depuis quelques temps la jeune femme prenait un malin plaisir à jouer avec les nerfs de son frère et à lui faire croire certaines choses juste pour tester ses réactions par simple curiosité et là il venait justement de lui tendre une belle perche d’autant plus qu’il lui avait répondu en évitant son regard il n'avait donc sûrement pas vu la grimace que Lizzie venait de faire, elle pouvait donc lui sortir facilement un mensonge juste pour s'amuser un peu, après tout ils étaient coincés dans ce bureau il fallait bien trouver un moyen de se divertir un peu.

Faut croire que c'est de famille répondit-elle en se rendant très vite compte que ce n'était peut-être pas la meilleure idée qu'elle avait eu aujourd'hui. Parler de ça avec lui était définitivement pas une chose à faire aussi bien pour lui que pour elle.

Ok tu sais quoi, je pense que c'est mieux que t'oublies ce que je viens de te dire, je voulais te taquiner mais même moi je ne trouve pas ça marrant, en fait je pense qu'il vaut mieux que de mon côté j'oublie aussi que McGyver est ton modèle pour draguer les filles répondit-elle en s'enfonçant de plus en plus.

Bien que Lizzie n'aimait pas particulièrement lorsqu'Alec lui faisait la morale, cette fois elle était plutôt contente qu'il ait changé de sujet en lui suggérant de se consacrer à la rubrique culture de son journal plutôt que d’enquêter sur des types pas très nets. Lizzie devait bien reconnaitre que se faire embaucher par Ainsworth pour pouvoir mieux enquêter sur lui n'était peut-être la meilleure idée pour sa propre sécurité si jamais il venait à découvrir ses réelles motivations mais avait-elle vraiment le choix ? Si elle voulait arriver à ses fins pas vraiment par contre Alec n'avait encore une fois pas faux lorsqu'il disait que si elle ne se mettait pas dans de telles situations ça lui éviterait d'être impliqué dans ses combines. Il était vrai que lorsque Lizzie avait une idée brillante comme celle d'aller fouiller dans le bureau de son boss et de se retrouver coincée dedans elle ne pensait pas vraiment au fait que son frère allait devoir venir l'aider, non elle n'y pensait qu'une fois qu'elle devait composer son numéro mais bon en même temps si elle se mettait à penser à la réaction qu'aurait Alec à chaque fois qu'elle avait une idée de ce genre elle ne ferait pas grand chose.

Et qu'est-ce que je suis censée faire ? Arrêter de travailler parce que c'est risqué ? Jusqu'a aujourd'hui il ne m'est rien arrivé à ce que je sache, un jour il va vraiment falloir que tu arrêtes avec tes sermons, si tu voulais autant faire la morale aux autres c'est curé que t'aurais du faire.

Isabel était une amie ? Le mystère était donc résolu mais bon le problème restait toujours le même, ils étaient enfermés dans le bureau d'Ainsworth et il ne semblait pas y avoir la moindre issue à croire que ce qu'elle lui avait dit un peu plus tôt était faux et que finalement il allait finir par lui arriver quelque chose et que par la même occasion il allait lui aussi se faire prendre, elle regarda Alec puis finit par détourner le regard de toute manière que pouvait-elle répondre à ce qu'il venait de lui dire ? Apparemment il n'y avait aucune solution à leur problème, elle ne savait pas vraiment quoi lui dire c'était la première fois qu'elle se retrouvait au pied du mur.
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Alec J. Donovan

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MessageSujet: Re: Nocturne au travail [Alec]   Mer 21 Déc - 21:27

Tu parles d'une soirée ! Coincé dans le bureau du futur maire de la ville en compagnie de ma soeur dont le talent du je-me-met-dans-la-merde atteignait des sommets. J'essayais malgré tout de relativiser, il ne pouvait rien nous arriver de pire, la situation ne pouvait aller qu'en s'arrangeant puisque nous étions déjà au fond du trou. Enfin, c'est ce que j'avais cru jusqu'à ce que nous ayons ma soeur et moi cet embryon de discussion sur le sexe. Ni elle ni moi ne voulions avoir cette conversation, c'est la raison pour laquelle ce mensonge au sujet du « jeu de rôle » m'avait semblé être la seule solution possible pour fournir une explication « décente » à Lizzie. Sauf qu'au lieu de se boucher les oreilles, de faire semblant de ne rien avaoir entendu et de changer immédiatement de sujet comme je l'avais prévu, ma soeur se permit d'ajouter que ce genre de chose devait être « de famille ». Je lui lançais un regard ahurit, merde alors, celle là je ne l'avais pas vu venir et je m'en serais bien passé. Ma petite soeur, c'était encore une jeune fille... Immédiatement la chose qui me vint en tête fût celle de me demander qui était le type avec lequel elle aimait faire des jeux de rôle et auquel j'allais péter les dents. Mais avant que je ne puisse réagir, Lizzie se reprit et me demanda d'oublier ce qu'elle venait de dire. Ca risquait d'être dur mais elle avait raison, nous avions autre chose à penser en ce moment et la conversation était gênante, mais je reviendrai dessus un jour ou l'autre pour savoir qui était le fameux type qui aurait bientôt besoin d'un dentier. Enfin, savoir que ma soeur pouvait m'imaginait draguer en utilisant la technique de McGyver était très embarrassant.

Je n'eus cependant pas trop de mal à changer de sujet histoire de mettre fin à cette conversation inappropriée avec ma soeur. Certes, mes propos tournaient toujours autour de la même chose : la témérité de Lizzie. Cependant si les reproches que je lui adressait concernant le fait qu'elle se mettait en danger ne fonctionnaient pas sur elle, peut être qu'en insistant sur le fait qu'elle me mettait en danger avec elle la ferait réfléchir et qu'elle cesserait ce comportement autodestructeur. Mais j'avais peu d'espoir, un/une Donovan est et restera un/une Donovan, qu'importe ce qu'on puisse dire ou faire. Je savais bien que Lizzie était fatiguée de s'entendre répéter ça à longueur de journée, mais j'étais son frère, c'était à moi de la la protégée et vue la fouineuse qu'elle était, j'avais du boulot. « Oui jusque là tu t'en es bien sortie, mais il suffit d'une fois Lizzie, une seule et tu risques de te retrouver dans une impasse et il sera trop tard. Je me demandes d'ailleurs s'il n'est pas déjà trop tard vu la situation. » J'étais en colère, pas seulement parce qu'elle se mettait dans la merde, mais parce qu'elle m'avait prouvé qu'elle pouvait impliquer les autres dans ses combines. Ca ne lui ressemblait pas. Elizabeth Donovan était quelqu'un de généreux et serviable, je n'avais jamais imaginé qu'elle puisse mettre d'autres personnes qu'elle en danger. Au fond, j'avais peur de la voir changer, peur que son métier la transforme en une de ces journalistes égoïstes, irresponsables et prêtes à tout pour avoir un scoop, y compris à écraser les autres. Lizzie n'était ce genre de personne, mais elle travaillait tous les jours avec des gens comme ça : des politiciens verreux aux dents longues, des journalistes ambitieux et carriéristes. J'avais peur que ces gens là aient une trop grande influence sur elle et le pire, c'est que je ne pouvait l'en protéger. Je ne pouvais pas être toujours derrière elle ! Cependant le connaissais ma soeur, c'était quelqu'un de farouchement indépendant qui ne laissait personne l'influencer, tout ce que j'espérais c'était qu'elle continue dans cette voie et que son ambition ne finirait pas par la rattraper comme pour beaucoup de gens.
Lizzie finit par mentionner Isabel, m'obligeant à lui mentir une nouvelle fois, je n'avais pas vraiment envie qu'elle apprenne qu'une des personnes avec laquelle elle travaillait couchait avec son frère, c'était assez embarrassant. Ainsi préférais-je mentionner qu'elle était une amie.

Nous étions assis l'un à côté de l'autre et nous commencions à perdre l'espoir de pouvoir se sortir de cette situation avant le lendemain matin quand des bruits de pas se firent entendre au bout du couloir. Je regardais ma soeur et lui intima le silence en posant mon doigt dur mes lèvres. Aux aguets, je compris qu'il y avait deux personnes grâce aux bruits de pas. Mon ouï était très fine, ça faisait partie de l'entraînement et des qualités d'un bon espion. Dès voix s'élevèrent : une femme, un homme, je ne comprenais pas tout ce qu'ils disaient mais j'entendais distinctement des rires. « Lizzie, derrière le bureau, vite. » chuchotais-je. Nous nous précipitâmes derrière le meuble pour nous cacher. Les bruits de pas étaient maintenant tout proches et je pouvais discerner ce que l'homme et la femme se disaient « Vous croyez que c'est raisonnable Monsieur Ainsworth ? On pourrait nous surprendre » « Voyons Judie, je vous ai déjà dis que vous pouviez m'appeler Hector, et il n'y a pas de risque, il n'y a personne à cette heure-ci, tous mes employés sont rentrés chez eux. Oh par contre l'un d'eux à oublier ses clés on dirait. ». J'entendis la clés tourner dans la serrure et la porte s'ouvrir, des bruits suspects parvinrent à mon oreille et je tendais le coup sur le côté du bureau pour voir ce qu'il se passait. Et merde ! Voilà qu'Ainsworth ramenait sa secrétaire au bureau à cette heure tardive pour s'envoyer en l'air ni vus ni connus. Enfin là pour le coup ils étaient vus. D'où j'étais, je pouvais les voir s'embrasser, Ainsworth était déjà en train d'enlever la veste et tout deux gloussaient comme des adolescentes. Je levais les yeux au ciel, et moi qui croyais que ce genre de situation n'arrivait que dans les films. Soudain, je senti le meuble trembler, manquait plus que ça, Ainsworth avait soulevé la secrétaire pour la mettre en position assise sur le bureau, ils étaient juste à côté de nous. Un mouvement et ils pouvaient nous toucher. Je lançais un regard dégoûté à ma soeur, elle et moi étions piégés alors que le futur maire et sa secrétaire s'apprêtaient à s'envoyer en l'air. Eurk. Dans un geste un peu théâtrale, je cachais les yeux de Lizzie tout en essayant de trouver une solution... là, nous étions vraiment mal.


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Nocturne au travail [Alec]

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